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Actualités - Chronologie

Les films à la télé Sous le signe du suspense policier(photos)

Si le suspense est un des éléments de base des films qui nous sont proposés cette semaine à la télévision, il est illustré de façon très différente, selon les intentions des réalisateurs ou des scénaristes. Le premier à signaler est «Single White Female» tourné à Hollywood par le Français Barbet Schroeder. Depuis qu’Allison a rompu avec son fiancé, elle trouve son appartement new-yorkais trop grand pour elle. Afin de trouver une colocataire, elle met une annonce et choisit Hedra, une jeune femme de son âge effacée et timide. Celle-ci s’installe. Elle admire Allison avec passion et s’applique à gagner son amitié. Puis elle cherche à lui ressembler, s’habille, se maquille et se coiffe comme elle. Lorsqu’Allison réalise qu’Hedra est devenue son double, le cauchemar commence... Transcendant un scénario de facture classique mais agréablement troussé, Barbet Schroeder parvient à imprimer une atmosphère d’inquiétude qui joue sur les nerfs avec efficacité. Le cinéaste réussit également à tirer le meilleur parti possible de la géographie architecturale de l’appartement d’Allison, et de façon plus générale de l’immeuble où il se trouve. En la matière, ce qui n’est pas un mince compliment, Single White Female pourrait faire référence à Rosemary’s Baby. Venu de France, Barbet Schroeder s’est, indéniablement, fait à la manière américaine de raconter des histoires... Diffusion lundi à 20h30 sur LBCI Un suspense policier mais traité sur un ton comique, c’est The Adventures of Ford Fairlane. Ford, ancien musicien devenu détective, se spécialise dans les enquêtes concernant le milieu du show-business qu’il connaît bien. Aussi est-il surnommé «Mr Rock’n’roll Detective». Fauché et sans travail, Ford se trouve confronté à un grave problème: le meurtre de trois artistes qui sont ses meilleurs amis... On se demande comment Renny Harlin, qui réalisa par la suite quelques films d’action réussis, a pu signer une œuvre d’une telle platitude, presqu’infantile. Andrew Clay, qui devait s’illustrer dans Wayn’s World s’agite beaucoup. Cela amusera peut-être certains... Diffusion mercredi à minuit sur LBCI Le suspense devient interspatial avec Alien Nation de Graham Baker, interprété par James Caan et Mandy Patinkin. Une soucoupe volante se pose en catastrophe dans le désert Mojave, en Californie, avec, à son bord, des milliers d’extraterrestres. Créés par génie génétique, ils sont regroupés dans le ghetto de Slackville avant de s’intégrer à la population locale dont ils ne se distinguent que par leur crâne chauve et ovoïde. Mais, Matthew Sykes, vétéran de la police de Los Angeles, n’a pour eux que du mépris et de la méfiance... L’un d’eux, devenu policier, fait équipe avec un Terrien solitaire et désabusé pour résoudre une sombre histoire de trafic de drogue. Un scénario étonnant qui aurait pu déboucher sur une belle fable humaniste si la réalisation avait été au diapason. Ici, c’est plutôt la carte du polar spectaculaire qui a été retenue. Diffusion jeudi à minuit sur LBCI Pour beaucoup de critiques, la meilleure période de Hitchcock est celle qui précéda son départ à Hollywood. Dans son Angleterre natale, il réalisa quelques-uns de ses meilleurs films où l’humour et le suspense font un mélange parfait. C’est à cette période qu’appartient la première version de The Man Who Knew Too Much que le maître allait tourner à nouveau à Hollywood dans une version en couleurs. James Stewart et Doris Day furent les vedettes du remake hollywoodien qui est indéniablement inférieur à la première version tournée en 1935. Un couple d’Anglais en vacances d’hiver à Saint-Moritz avec leur fillette est témoin du meurtre d’un Français. Avant de mourir, ce dernier a le temps de leur demander de transmettre un message à Londres, indiquant qu’un diplomate doit être abattu au cours d’un concert donné à l’Albert Hall. On notera dans la distribution la présence de Peter Lorre qui venait de quitter l’Allemagne afin de fuir la montée du nazisme et de l’acteur français Pierre Fresnay. Le suspense final est des plus réussis. Diffusion samedi à 22h30 sur NBN Suspense également avec la nouvelle aventure de Navarro intitulée La Colère de Navarro. Navarro est sur le pied de guerre. Il s’apprête à lancer une opération de grande envergure visant à piéger Caillaux, un dangereux trafiquant de drogue. Une vingtaine d’hommes sont mobilisés. Parmi eux, Delcourt, Gomez et Marie-Ève, trois jeunes inspecteurs fraîchement sortis de l’école. Conscient de leur manque d’expérience, Navarro accepte leur participation à la condition qu’ils soient placés sous la houlette de mulets chevronnés. Mais, sur les lieux, alors que l’étau se resserre lentement sur le dealer, Marie-Ève laisse échapper une balle du barillet. Le bruit trahit leur présence. L’assaut est donné mais Caillaux et Duchêne, son client, prennent la fuite. Si le premier sème la police, l’autre voit Gomez et Delcourt se lancer à ses trousses. Duchêne finit par les distancer mais, dans sa course, perd un paquet de cocaïne récupéré par les deux inspecteurs. Peu après, ces derniers repèrent le fuyard. Ils ne tardent pas à l’appréhender et tentent de le maîtriser. Emporté par l’action, Delcourt sort son arme et tire sur le malfaiteur qui s’écroule, mortellement blessé. Les deux policiers s’aperçoivent alors qu’il y a erreur sur la personne... Dans cet épisode bien ficelé mais qui manque d’action, Roger Hanin, confronté à une bavure dans son service, nous fait une leçon sur la vocation. «N’est pas policier qui veut». Parmi les nouvelles recrues mention spéciale à Yannick Soulier, qui joue un rôle de lâche à la perfection Diffusion samedi à 23h30 sur MTV Only the Lonely est la seule comédie de cette semaine. Une agréable bluette qui met en scène un policier de 38 ans, Dany, qui vit avec sa mère, Rose. Celle-ci exerce une véritable emprise sur son fils qui fait ses quatre volontés. Mais un jour Dany rencontre Theresa, une jeune Sicilienne dont il tombe amoureux. Il décide de l’épouser, or Rose n’est pas prête à sacrifier son fils et elle va s’ingénier à mettre des bâtons dans les roues des amoureux... On aurait pu croire, au vu de la réunion du duo d’enfer, John Hughes à la production et Chris Columbus à la mise en scène, que Only the Lonely serait une comédie balourde du style Home Alone. Le titre original, Only the Lonely, jolie allitération pouvant se traduire par «seuls les esseulés», est en fait une comédie douce amère sur le thème de la solitude. Certes, l’humour est omniprésent à travers le personnage de cette mère abusive interprétée avec beaucoup de punch par Maureen O’Hara qui n’avait pas tourné depuis pratiquement vingt ans, mais l’ambiance générale du film est plus sentimentale et romantique que franchement hilarante. Ce qui explique vraisemblablement le succès mitigé rencontré par cette œuvre outre-Atlantique comme chez nous. Ce qui est dommage, car sans atteindre les sommets, ce petit film, éminemment sympathique et curieusement marqué par l’empreinte de la mort, s’avère autrement plus savoureux que les gros sabots balourds dont Hughes semble s’être fait la spécialité depuis plusieurs films.
Si le suspense est un des éléments de base des films qui nous sont proposés cette semaine à la télévision, il est illustré de façon très différente, selon les intentions des réalisateurs ou des scénaristes. Le premier à signaler est «Single White Female» tourné à Hollywood par le Français Barbet Schroeder. Depuis qu’Allison a rompu avec son fiancé, elle trouve son appartement new-yorkais trop grand pour elle. Afin de trouver une colocataire, elle met une annonce et choisit Hedra, une jeune femme de son âge effacée et timide. Celle-ci s’installe. Elle admire Allison avec passion et s’applique à gagner son amitié. Puis elle cherche à lui ressembler, s’habille, se maquille et se coiffe comme elle. Lorsqu’Allison réalise qu’Hedra est devenue son double, le cauchemar commence... Transcendant un scénario...