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Actualités - Chronologie

Médecine du travail Professions assises et insuffisance veineuse(photos)

Une étude entreprise en France sous la direction du Pr Pierre Catilina, chef de service (médecine du travail) dans un centre hospitalier universitaire (Clermont-Ferraud), a permis de constater un lien étroit entre l’insuffisance veineuse et le travail de bureau. Il a pu être constaté ainsi que l’immobilité ne permet pas le massage que les muscles du mollet exercent sur les veines au cours de la vie quotidienne normale. L’appui du bas du corps par ailleurs sur le siège, ainsi que celui des cuisses, entrave le retour sanguin veineux. Il constitue par conséquent un facteur de risque qui ne doit pas être ignoré ou négligé, surtout chez les femmes. Premières visées, certes, les secrétaires. Assises toute la journée gardant souvent les jambes croisées de façon prolongée, elles s’exposent au risque d’une circulation sanguine, aux membres inférieurs, perturbée. Ce qui explique la raison d’une incidence fréquente d’insuffisance veineuse et de ses conséquences. Se lever et faire quelques pas ou errer un peu dans les couloirs ne constituent pas une prévention suffisante. Aux États-Unis et certaines capitales européennes, les grandes entreprises prévoient des espaces où les salariés des deux sexes ont la possibilité de surélever les jambes, marcher, faire quelques mouvements à l’abri des regards et se reposer dans la position qui les soulage. Si le travail assis présente ces inconvénients, le travail débout est loin d’être bénéfique aux membres inférieurs. Il leur inflige une souffrance qui représente une véritable épreuve. L’étude française, entreprise par trois équipes de trois centres hospitaliers, dans trois villes différentes (Clermont-Ferraud, Lille et Paris), a porté au total sur 2 000 femmes (âge moyen 40 ans) exercant quatre professions particulièrement éprouvantes pour les membres inférieurs: blanchisseuses, assistantes et infirmières de blocs opératoires, auxiliaires de puériculture et employées de bureau. Résultat: 76% d’entre elles étaient atteintes d’insuffisance veineuse prononcée. Normalement, cet état n’est observé qu’auprès des femmes ayant dépassé la soixantaine. Seconde constatation: une sur deux des employées de bureau travaillant assises la plupart du temps souffrait également d’insuffisance veineuse. Les auxiliaires de puériculture passant un tiers de leur temps à genoux, accroupies ou courbées pour s’occuper de petits enfants souffrent moins des jambes que les infirmières du bloc opératoire travaillant surtout debout mais en se déplacant (49% contre 68% chez les infirmières). Les plus mal loties seraient les blanchisseuses, travaillant debout dans une ambiance chaude en hiver et très chaude en été: 74% d’entre elles se trouvaient plus ou moins sérieusement concernées... Vécue comme une fatalité Ces résultats qui concernent la France sont applicables dans d’autres pays également, dont le Liban. Or, autant là qu’ici, l’insuffisance veineuse reste vécue comme une fatalité. Les femmes ne commencent à se soigner que lorsque l’atteinte est déjà bien installée. Selon l’enquête française, 40% des femmes souffrant d’insuffisance veineuse ne se soignent pas. Au Liban, où les statistiques sont rares, on peut craindre une incidence plus importante. Or l’insuffisance veineuse n’est pas une affection anodine. Elle évolue vers la phlébite (caillot veineux obstruant la circulation) ou l’ulcère variqueux et ses séquelles. La prévention devrait en conséquence être une mesure d’urgence. Peu astreignante, elle commence par la marche. Marcher le plus souvent possible est déjà une mesure efficace, habitude que la motorisation exacerbée et l’état des routes et de la circulation sont en train de combattre. Surélever les pieds de son lit en est une autre, ainsi que la pratique d’un sport doux (natation). Les collants de maintien dès les premiers symptômes de gêne (lourdeur, enflement en fin de journée) sont à conseiller ainsi que l’avis médical, afin d’empêcher l’évolution d’un mal bien invalidant...
Une étude entreprise en France sous la direction du Pr Pierre Catilina, chef de service (médecine du travail) dans un centre hospitalier universitaire (Clermont-Ferraud), a permis de constater un lien étroit entre l’insuffisance veineuse et le travail de bureau. Il a pu être constaté ainsi que l’immobilité ne permet pas le massage que les muscles du mollet exercent sur les veines au cours de la vie quotidienne normale. L’appui du bas du corps par ailleurs sur le siège, ainsi que celui des cuisses, entrave le retour sanguin veineux. Il constitue par conséquent un facteur de risque qui ne doit pas être ignoré ou négligé, surtout chez les femmes. Premières visées, certes, les secrétaires. Assises toute la journée gardant souvent les jambes croisées de façon prolongée, elles s’exposent au risque d’une...