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Actualités - Chronologie

Sida Une cause génétique responsable d'échecs thérapeutiques

La résistance à des médicaments antisida chez certains patients serait due à l’excès d’activité d’un de leurs gènes, selon les travaux de chercheurs américains. «Nous avons trouvé une clé déterminante pour expliquer pourquoi certains patients infectés par le virus du sida (VIH) résistent au traitement, alors qu’ils ne sont pas porteurs de souches de virus connues pour mettre d’emblée le traitement en échec», commente le Dr John Schuetz de l’hôpital St-Jude à Memphis (Tennessee), principal auteur de ces recherches. La découverte de l’équipe pourrait contribuer au développement de nouvelles thérapies pour combattre l’infection par le VIH et d’autres infections virales. L’adaptation par mutations du virus est une cause d’échec thérapeutique, mais certains patients, pourtant pas envahis par de tels virus, ne répondent pas bien au traitement standard incluant des molécules d’une famille d’antiviraux, dits nucléosidiques. La réponse résidait dans un gène, appelé MRP4, connu et archivé dans les bases de données, mais dont la fonction n’avait pas été jusque-là décrite, selon les chercheurs. Ce gène hyperactif déclenche la production excessive d’une protéine du même nom qui expulse trop rapidement ces antiviraux nucléosidiques des lymphocytes T, laissant le champ libre à la multiplication du VIH. Pour les chercheurs, le dosage du MRP4 dans les cellules T pourrait être un indicateur des possibilités thérapeutiques, favorable si son niveau est bas, défavorable en cas contraire. La recherche d’un inhibiteur capable de stopper l’action antimédicamenteuse du gène est maintenant à l’ordre du jour. Pour d’autres maladies, comme l’hépatite B, les infections dues aux virus herpès ou au cytomégalovirus, voire le cancer, l’étude pourrait également apporter un éclairage sur l’efficacité de traitements, basés sur des molécules nucléosidiques.
La résistance à des médicaments antisida chez certains patients serait due à l’excès d’activité d’un de leurs gènes, selon les travaux de chercheurs américains. «Nous avons trouvé une clé déterminante pour expliquer pourquoi certains patients infectés par le virus du sida (VIH) résistent au traitement, alors qu’ils ne sont pas porteurs de souches de virus connues pour mettre d’emblée le traitement en échec», commente le Dr John Schuetz de l’hôpital St-Jude à Memphis (Tennessee), principal auteur de ces recherches. La découverte de l’équipe pourrait contribuer au développement de nouvelles thérapies pour combattre l’infection par le VIH et d’autres infections virales. L’adaptation par mutations du virus est une cause d’échec thérapeutique, mais certains patients, pourtant pas envahis par de...