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Actualités - Chronologie

Prêt-à-porter Dalien, le Paris de la mode chinoise (photos)

Devenu ville incontournable de la mode chinoise (1,2 milliard de consommateurs), l’ancien Port-Arthur, aujourd’hui Dalien, fut pendant longtemps une ville laide, sale et léthargique. Colonisée par les Japonais, elle fut libérée par les troupes révolutionnaires de Chine. L’avènement, en 1993, d’un jeune maire, étoile montante du Parti communiste chinois, l’a tirée de son coma, la dotant de gratte-ciel, de larges avenues et d’une infrastructure susceptible d’attirer les hommes d’affaires d’Asie, Japonais compris. Aujourd’hui on l’appelle la Shangaï du Nord et elle se classe parmi les grandes capitables du prêt-à-porter mondial. En France, entre initiés, on la désigne comme le «sentier» de l’Asie, en référence au célèbre quartier parisien. Mais la comparaison s’arrête là, car la Chine est le premier producteur mondial de vêtements, et les chiffres d’affaires sont hors de toute comparaison avec ceux du marché européen. Dalien devient ainsi la terre promise d’une nouvelle classe de «Golden Boys» qu’en Chine on qualifie de «tortues dorées». Il s’agit de jeunes commerçants, baignant dans l’or, imitant tout scrupuleusement les us et tics des millionnaires américains : voitures rutilantes, palaces, aventures, luxe et exhibition... Si les capitalistes rouges manquent de patine et, semble-t-il, de distinction, l’argent tombe dru sur Dalien et dans leurs caisses. Les anciens principes purs et durs sont rangés aux oubliettes. Avant de penser «servir le peuple» on se sert, copieusement, soi-même...
Devenu ville incontournable de la mode chinoise (1,2 milliard de consommateurs), l’ancien Port-Arthur, aujourd’hui Dalien, fut pendant longtemps une ville laide, sale et léthargique. Colonisée par les Japonais, elle fut libérée par les troupes révolutionnaires de Chine. L’avènement, en 1993, d’un jeune maire, étoile montante du Parti communiste chinois, l’a tirée de son coma, la dotant de gratte-ciel, de larges avenues et d’une infrastructure susceptible d’attirer les hommes d’affaires d’Asie, Japonais compris. Aujourd’hui on l’appelle la Shangaï du Nord et elle se classe parmi les grandes capitables du prêt-à-porter mondial. En France, entre initiés, on la désigne comme le «sentier» de l’Asie, en référence au célèbre quartier parisien. Mais la comparaison s’arrête là, car la Chine est le...