L’ex-ministre de l’Intérieur, Francisco Labastida, a remporté une victoire facile aux primaires que le parti au pouvoir a organisées dimanche, pour la première fois de son histoire, afin de désigner son candidat à la présidence. Selon des résultats officiels, M. Labastida, 57 ans, était donné gagnant dans 251 circonscriptions électorales sur un total de 300, son principal rival Roberto Madrazo, ex-gouverneur de l’État de Tabasco (golfe du Mexique) n’en remportant que 29. La victoire de M. Labastida était d’autant plus prévisible qu’il était considéré comme le «protégé» du président Ernesto Zedillo. Désormais, en tant que candidat officiel du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, au pouvoir depuis 1929) il se profile, face à une opposition affaiblie, comme le favori de la présidentielle prévue pour juillet 2000. L’opposition a en effet échoué à présenter un candidat unique, seule possibilité pour elle, selon les sondages, de ravir au PRI la magistrature suprême qu’il exerce sans discontinuer depuis plus de 70 ans. Rompant avec une vieille tradition, l’actuel chef de l’État avait renoncé en mai dernier à un privilège qu’ont exercé sans faille tous ses prédécesseurs : désigner lui-même son éventuel successeur. Présentées comme une grande réforme démocratique, les primaires du PRI avaient toutefois provoqué un certain scepticisme, en raison de l’avantage dont l’ex-ministre de l’Intérieur a semblé bénéficier dès le début de sa campagne électorale.
L’ex-ministre de l’Intérieur, Francisco Labastida, a remporté une victoire facile aux primaires que le parti au pouvoir a organisées dimanche, pour la première fois de son histoire, afin de désigner son candidat à la présidence. Selon des résultats officiels, M. Labastida, 57 ans, était donné gagnant dans 251 circonscriptions électorales sur un total de 300, son principal rival Roberto Madrazo, ex-gouverneur de l’État de Tabasco (golfe du Mexique) n’en remportant que 29. La victoire de M. Labastida était d’autant plus prévisible qu’il était considéré comme le «protégé» du président Ernesto Zedillo. Désormais, en tant que candidat officiel du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, au pouvoir depuis 1929) il se profile, face à une opposition affaiblie, comme le favori de la présidentielle prévue...
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