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Actualités - Chronologie

La présence militaire britannique : une inconnue pour les Kelpers

Les habitants des Malouines, les Kelpers, coexistent avec des centaines de soldats britanniques installés dans la base de Mount Pleasant, mais personne ne sait avec certitude si l’archipel est encore, 17 ans après la guerre, un bastion militaire. Les chiffres concernant la présence militaire britannique dans l’archipel sont tenus secrets et personne ne semble savoir avec exactitude combien de personnes vivent derrière les barbelés qui entourent les installations militaires. Ni l’armée ni les autorités locales ne veulent révéler de chiffre. Le vice-gouverneur des îles, Russ Jarvis, a affirmé que lui-même ne détenait pas de chiffres officiels. Selon des estimations non officielles, entre 500 et 2 000 personnes seraient installées dans la base de Mount Pleasant, située à 50 km à l’ouest de la capitale, Port Stanley. Selon un document officiel du gouvernement des Malouines, après l’invasion de l’archipel par les troupes argentines, «un minimum» de forces de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air britanniques ont été maintenues sur place «pour garantir la sécurité (des habitants) et prévenir la répétition d’événements similaires à ceux de 1982». «L’achèvement des travaux de l’aéroport de Mount Pleasant, devenu totalement opérationnel en 1986, a permis de réduire le nombre des forces dans l’île», indique succinctement le texte. Le nombre de soldats a baissé «avec la progression de la démocratie en Argentine et avec la réduction de la menace militaire», déclare pour sa part Tony Burnett, un journaliste de la radio locale. La présence militaire a également décru au fil des années avec la lente amélioration des relations entre Londres et Buenos Aires, après le conflit qui a fait environ mille morts, dont 255 Britanniques, entre avril et juin 1982. Le secret qui entoure la base est soigneusement gardé. Lorsqu’un avion s’apprête à atterrir, les hôtesses avertissent qu’il est formellement interdit de prendre des photos depuis les hublots. De toute façon, les hangars militaires aux abords de la piste sont fermés. Partout aux alentours de la base, des panneaux renouvellent cette interdiction de photographier, que soldats et policiers stationnés aux points stratégiques se chargent de faire respecter. Dans les rues de Port Stangley, les quelque 1 700 habitants croisent tous les jours des soldats en uniforme, des trois armes, qui viennent visiter le musée ou se prennent en photo devant le monument aux morts honorant les militaires britanniques tombés face aux troupes argentines. «En vérité, nous avons peu de contacts avec eux», indique une vendeuse du magasin West Store, qui préfère conserver l’anonymat. «Ils viennent souvent mais ce ne sont pas des envahisseurs, ils ne nous gênent pas», déclare pour sa part une cliente. Les habitants de l’archipel, au nombre de 2 200 environ, affirment en général se sentir en sécurité avec cette présence militaire. Du point de vue économique, la base a des effets positifs pour les insulaires. Non seulement les soldats effectuent des achats sur place mais ils assurent également le fonctionnement de l’aéroport international. Avant l’invasion argentine, la garnison locale ne comptait que quelque 80 hommes cantonnés dans des bâtiments situés à l’ouest de Port Stanley. Après le conflit, jusqu’à 4 000 soldats furent massés à l’aéroport, à l’est de la capitale. Les seules informations qu’a accepté de donner le porte-parole de la base, le capitaine David Lord, concernent les installations de la base. Celle-ci comporte selon lui plusieurs magasins, dont des épiceries et des boutiques vendant des vêtements, un cinéma, des cafés, deux gymnases, une piscine et sa propre centrale électrique. «C’est comme une petite ville», a résumé Tony Burnett.
Les habitants des Malouines, les Kelpers, coexistent avec des centaines de soldats britanniques installés dans la base de Mount Pleasant, mais personne ne sait avec certitude si l’archipel est encore, 17 ans après la guerre, un bastion militaire. Les chiffres concernant la présence militaire britannique dans l’archipel sont tenus secrets et personne ne semble savoir avec exactitude combien de personnes vivent derrière les barbelés qui entourent les installations militaires. Ni l’armée ni les autorités locales ne veulent révéler de chiffre. Le vice-gouverneur des îles, Russ Jarvis, a affirmé que lui-même ne détenait pas de chiffres officiels. Selon des estimations non officielles, entre 500 et 2 000 personnes seraient installées dans la base de Mount Pleasant, située à 50 km à l’ouest de la capitale, Port Stanley....