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Actualités - Chronologie

La Turquie aura désormais le statut de candidat

La Commission européenne a proposé hier de donner à la Turquie le statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne, sans qu’il soit pour l’instant question d’entamer des négociations avec ce pays. «La Turquie a exprimé le souhait d’être un pays candidat et devrait maintenant être considérée comme tel», estime la Commission dans un rapport sur l’état des préparatifs des pays candidats à l’adhésion à l’UE. «Cependant, les négociations ne pourront être ouvertes (avec la Turquie) qu’une fois que les critères politiques» exigés pour l’adhésion «auront été atteints», ajoute le rapport. Pour y parvenir, la Commission encourage l’UE à faire «participer pleinement» la Turquie à tous ses programmes internes, notamment en matière d’environnement, de recherche, d’éducation ou de transport, et l’incite à mettre en place «un partenariat pour l’adhésion, combiné à un programme national d’adoption de l’acquis communautaire». Elle propose également que les Quinze offrent à Ankara «l’option d’une association» pour la politique extérieure et de sécurité commune (PESC). La Commission se prononce pour un renforcement du «dialogue politique» avec la Turquie, «avec une référence particulière à la question des droits de l’homme». La Commission note en effet que la situation «n’a pas évolué de manière significative» et que «la torture, les disparitions et exécutions sommaires» existent toujours. Concernant la liberté d’expression, le rapport souligne que «l’affaire» Abdullah Öcalan, le leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) condamné à mort, a eut pour effet d’entraîner de la part des autorités turques une «attitude plus restrictive». Elle cite notamment «des cas de harcèlement et de violence policière à l’encontre de journalistes». Tout en soulignant que «ces derniers mois, il y a eu des signes encourageants de démocratisation» que les dirigeants turcs entendent poursuivre, la Commission estime que la Turquie est encore loin de répondre aux «critères de Copenhague» édictés par l’UE dans le domaine politique pour permettre à un pays d’adhérer à l’Union. Sur le plan économique, le constat de la Commission est moins sévère puisqu’elle note que «la Turquie possède beaucoup des caractéristiques d’une économie de marché» et qu’elle «devrait être capable, en dépit de difficultés, de s’adapter à la pression concurrentielle et aux forces du marché au sein de l’Union européenne». Elle doit cependant encore faire «des progrès pour la mise en place de programmes de réformes structurelles» et poursuivre la politique de privatisation, estime la Commission qui encourage également Ankara à apporter une «attention particulière» à l’éducation comme élément essentiel d’une «stratégie de développement socioéconomique». La Turquie est déjà liée à l’UE par un accord d’association signé en 1963 qui prévoit une adhésion à terme. Une demande d’adhésion déposée par Ankara en 1987 avait été rejetée en 1989 par l’UE, qui l’avait jugé prématurée. Ankara avait rompu son dialogue politique avec l’UE après avoir été exclu de la liste des premiers pays avec lesquels les Quinze avaient décidé de lancer des négociations d’adhésion lors du sommet européen de Luxembourg en décembre 1997. Ce dialogue a repris en septembre à la faveur d’un rapprochement entre Ankara et Athènes, consécutif à la solidarité dont ont fait preuve les deux pays après les tremblements de terre qui les ont frappés à quelques semaines d’intervalle.
La Commission européenne a proposé hier de donner à la Turquie le statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne, sans qu’il soit pour l’instant question d’entamer des négociations avec ce pays. «La Turquie a exprimé le souhait d’être un pays candidat et devrait maintenant être considérée comme tel», estime la Commission dans un rapport sur l’état des préparatifs des pays candidats à l’adhésion à l’UE. «Cependant, les négociations ne pourront être ouvertes (avec la Turquie) qu’une fois que les critères politiques» exigés pour l’adhésion «auront été atteints», ajoute le rapport. Pour y parvenir, la Commission encourage l’UE à faire «participer pleinement» la Turquie à tous ses programmes internes, notamment en matière d’environnement, de recherche, d’éducation ou de...