Euro - 2000 - France Moi Bernard Lama, compétiteur-né
le 06 octobre 1999 à 00h00
Le sourire est revenu naturel. De retour en équipe de France de football, Bernard Lama savoure sa joie. Loin de polémiquer, le gardien de but du Paris S-G tient désormais à dénouer les fils d’une incompréhension qu’il a savamment entretenue, devenir plus humain en somme et se concentrer sur le match contre l’Islande samedi au stade de France. À Clairefontaine, Lama a (vite) retrouvé ses habitudes. Celle d’un «taulier» qui compte, à 36 ans, quarante sélections et très certainement une de plus lors de cette rencontre décisive du groupe 4 des éliminatoires pour la phase finale de l’Euro-2000. Diplomatiquement, il affirme que «c’est au sélectionneur» de décider «ou non» de sa titularisation. Officieusement, cela ne fait plus de doute: Stéphane Porato, le gardien de Marseille, sera la doublure de Lama, le «numéro un bis», selon une expression de l’entraîneur Roger Lemerre. Fabien Barthez absent pour cause de suspension, le Lama danse. Ou presque. Gonflé de confiance et d’orgueil après son grand match à Nantes dimanche, le Guyanais ne doute plus. «Mon genou (droit blessé il y a deux saisons lors d’un match à Cannes, nldr) m’a laissé tranquille. Dans mon club, la confiance est revenue après une saison catastrophique. Tous les clignotants sont au vert, autant physiquement que moralement». Cette rencontre face aux Islandais, le gardien de but du PS-G ne l’appréhende pas particulièrement. Bien au contraire. Lama tient à vivre et goûter avec délectation tous les moments. L’expérience, son expérience apparaît en outre comme un facteur déterminant. En quarante sélections, il n’a perdu que deux fois sous le maillot bleu. Un gage de réussite ? «L’expérience ? Oui, je crois que c’est un peu pour cela que j’ai été retenu. J’ai l’habitude de ces grands matches. Je sais gérer et tenir compte de tous les paramètres. Ça aide», indique-t-il. «C’est l’avantage par rapport à la jeune génération qui ne manque pas de talent. Elle a le temps. Je suis passé par là. Il faut être patient», ajoute Lama. Barthez ? Il ne veut pas en parler. Pélerin Tout juste, concède-t-il «qu’un jour ou l’autre», il faudra bien «s’affronter sur le terrain». «Je l’ai déjà dit. Je suis un compétiteur. Je joue pour être titulaire. Mais si lors d’une prochaine phase finale je dois être le numéro deux alors pas de problème», affirme-t-il. Loin de penser à la retraite, «j’arrêterai quand la passion s’estompera», Bernard Lama veut vivre ce présent et cette rencontre décisive contre l’Islande, avant un jour ou l’autre de prendre son bâton de pélerin pour, à travers le monde, prêcher la parole de la tolérance entre les races. Une autre histoire, un autre combat...
Le sourire est revenu naturel. De retour en équipe de France de football, Bernard Lama savoure sa joie. Loin de polémiquer, le gardien de but du Paris S-G tient désormais à dénouer les fils d’une incompréhension qu’il a savamment entretenue, devenir plus humain en somme et se concentrer sur le match contre l’Islande samedi au stade de France. À Clairefontaine, Lama a (vite) retrouvé ses habitudes. Celle d’un «taulier» qui compte, à 36 ans, quarante sélections et très certainement une de plus lors de cette rencontre décisive du groupe 4 des éliminatoires pour la phase finale de l’Euro-2000. Diplomatiquement, il affirme que «c’est au sélectionneur» de décider «ou non» de sa titularisation. Officieusement, cela ne fait plus de doute: Stéphane Porato, le gardien de Marseille, sera la doublure de Lama, le...
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