Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le Mouvement islamique des Arabes israéliens dans le collimateur du gouvernement Barak

Le gouvernement israélien d’Ehud Barak a placé sous haute surveillance les militants radicaux du Mouvement islamique, tout en évitant de jeter l’opprobre sur l’ensemble de la minorité arabe d’Israël. «Nous avons pris les décisions qui s’imposent à ce stade, mais il y en aura d’autres s’il le faut», a indiqué lundi à la radio israélienne le ministre des Sciences, Mathan Vilnaï, après la décision par le Cabinet de créer un comité interministériel ad hoc. Présidé par le ministre de la Sécurité intérieure, Shlomo Ben Ami, ce comité comprendra des représentants des ministères de la Justice, de l’Éducation et de l’Intérieur. Il aura notamment pour tâche de surveiller plus étroitement les publications du Mouvement islamique, ses liens supposés avec le Mouvement de la résistance islamique (Hamas, organisation palestinienne intégriste) ainsi que les prêches des imams dans les mosquées et les transferts de fonds alimentant ses institutions. Fondé dans les années 70, le Mouvement islamique, légal en Israël, contrôle cinq municipalités. Deux des 120 députés de la Knesset s’en réclament. «Nous n’agissons pas contre les Arabes israéliens, mais en leur faveur, puisqu’il s’agit de les dissocier du noyau dur des extrémistes», a précisé M. Vilnaï, qui faisait allusion à de récents attentats dans lesquels ont été impliqués des membres de la minorité arabe de l’État hébreu. Cette minorité compte un million de personnes, soit 17 % de la population israélienne. Le 5 septembre, deux attentats à la voiture piégée à Tibériade et Haïfa (nord) avaient tué leurs trois auteurs, des Arabes israéliens, et grièvement blessé une passante. Sept Arabes israéliens sont maintenus en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur ce double attentat. Un autre Arabe israélien, qui a été appréhendé, a reconnu avoir assassiné à coups de couteau un couple d’étudiants juifs, le 29 août, dans la forêt de Meggido (nord d’Israël). Le Shin Beth (service intérieur de sécurité) a accusé le Mouvement islamique d’être impliqué dans tous ces attentats et a préconisé un train de mesures de répression très sévères : interdiction de ses publications pour incitation à a la violence, limitation du droit de réunion de ses membres et fermeture de certaines de ses institutions. Le Cabinet de M. Barak n’a cependant pas suivi ces recommandations. «Nous ne voulions pas, par des mesures sévères, exacerber les modérés du Mouvement islamique et les pousser à l’extrémisme», a expliqué au quotidien Haaretz le ministre de la Sécurité intérieure, Shlomo Ben Ami. «La logique l’a emporté sur la passion», s’est félicité l’un des chefs spirituels du Mouvement islamique, cheikh Kamel Khatib. La semaine dernière, le chef du comité des municipalités arabes d’Israël, Mohammed Zeydan, avait appelé la police à s’inquiéter du «nombre alarmant d’armes détenues illégalement par des Arabes israéliens». Un responsable du bureau de M. Barak s’exprimant sous condition d’anonymat a affirmé que «le statut juridique du Mouvement islamique sera également examiné». Selon le Haaretz, le Cabinet israélien a décidé de surveiller très étroitement les membres du Mouvement islamique qui ont participé à des réunions du mouvement des Frères musulmans en Jordanie. La presse israélienne a laissé entendre que les attentats de Tibériade et Haïfa avaient été commandités par le Hamas en Jordanie, où il n’a désormais plus droit de cité.
Le gouvernement israélien d’Ehud Barak a placé sous haute surveillance les militants radicaux du Mouvement islamique, tout en évitant de jeter l’opprobre sur l’ensemble de la minorité arabe d’Israël. «Nous avons pris les décisions qui s’imposent à ce stade, mais il y en aura d’autres s’il le faut», a indiqué lundi à la radio israélienne le ministre des Sciences, Mathan Vilnaï, après la décision par le Cabinet de créer un comité interministériel ad hoc. Présidé par le ministre de la Sécurité intérieure, Shlomo Ben Ami, ce comité comprendra des représentants des ministères de la Justice, de l’Éducation et de l’Intérieur. Il aura notamment pour tâche de surveiller plus étroitement les publications du Mouvement islamique, ses liens supposés avec le Mouvement de la résistance islamique...