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Actualités - Chronologie

Cyclisme - La Vuelta L'allemand Jan Ullrich renaît en Espagne

L’Allemand Jan Ullrich a signé son retour parmi les grands en enlevant sans discussion le Tour d’Espagne cycliste dimanche à Madrid. Vainqueur du Tour de France 1997, le coureur de Rostock était considéré comme un des plus doués de sa génération. Deux ans plus tard, après une blessure au genou et une saison sans victoire, il partait dans l’inconnue et en outsider au départ de Murcie il y a trois semaines. Mais sa prise de pouvoir lors de la 12e étape le 17 septembre au sommet d’Arcalis, petite station andorrane où il avait réussi son putsch dans le Tour de France 1997, a rappelé qu’il restait un champion taillé pour les courses à étapes. En dépit d’une défaillance jeudi dernier dans la dernière étape montagneuse à Alto de Abantos, le leader des Telekom a conforté son avance au général en enlevant haut la main le contre-la-montre de samedi. Victime de chutes dans le Tour d’Allemagne et le Tour de Suisse, forfait pour le Tour de France, Ullrich avait consacré son temps libre pour se préparer à la Vuelta et aux championnats du monde d’octobre. Un de ses principaux rivaux dans l’épreuve italienne sera sans nul doute le Belge Frank Vandenbroucke, autre revenant qui a brillé dans cette Vuelta. Absent du circuit après avoir été mis en cause dans l’affaire Sainz-Lavelot, un réseau de produits dopants démantelé en France en mai dernier, le coureur de la Cofidis n’avait plus gagné depuis sa victoire dans Liège-Bastogne-Liège en avril. En remportant coup sur coup la 16e étape mardi à Teruel, puis la 19e étape vendredi à Avila, en se montrant encore à son avantage dimanche dans les rues de Madrid pour remporter le Prix de la régularité, VDB a confirmé son retour au meilleur niveau. Olano décevant Ses accélérations brutales sur des portions accidentées ont impressionné autant que la mainmise tactique sur la course d’Ullrich sans équipiers à ses côtés. Les coureurs espagnols n’ont pas pu profiter d’un parcours propice aux grimpeurs. Tenant du titre, Abraham Olano a renoncé, blessé et décidément trop limité en montagne. Fernando Escartin, favori de beaucoup, est tombé. Sacré roi de la montagne, Jose Maria Jimenez a démontré qu’il restait un des meilleurs dans les ascensions, mais qu’il manquait trop d’ambition pour remporter un grand tour. En revanche, Igor Gonzalez Galdeano et Roberto Heras, respectivement deuxième et troisième, sont les révélations espagnoles de ce tour. La 21e et dernière étape de 163 km courue à Madrid a sacré le Néerlandais Jeroen Bliljevens, vainqueur du sprint final. Ullrich prend la Vuelta par KO la veille L’Allemand Jan Ullrich était samedi à 24 heures de sa deuxième victoire dans un grand tour cycliste après sa démonstration de force dans le dernier contre la montre de la Vuelta, à Avila en survolant ce dernier effort solitaire du Tour d’Espagne en une heure, quatre minutes et 57 secondes, reléguant son plus proche rival, le Suisse Alex Zulle, à 2’50’’. Le leader des Telekom s’est même payé le luxe de doubler les deux coureurs partis devant lui, les Espagnols Igor Gonzalez Galdeano et Jose Maria Gimenez. En l’absence du tenant du titre, Abraham Olano, qui a abandonné voilà une semaine, Ullrich, déjà vainqueur d’une étape de montagne sur cette Vuelta, n’avait pas d’adversaire à sa mesure sur cette pénultième étape de 46,5 km. Derrière Zulle, qui peut nourrir de grands regrets dans ce Tour d’Espagne, seul le Belge Franck Vandenbroucke, auteur d’un surprenant troisième temps, a démontré une forme magistrale dans ce dernier chrono. Vainqueur la veille de l’étape en ligne qui s’achevait dans la ville de Sainte-Thérèse, Vandenbroucke sera sans nul doute le grand favori du championnat du monde le mois prochain en Italie. Pour les Espagnols, qui avaient bâti un parcours extrêmement montagneux afin de voir triompher un grimpeur du cru – ou attirer Marco Pantani –, cette Vuelta est un camouflet. Olano a renoncé, blessé et décidément trop limité en montagne. Fernando Escartin, favori de beaucoup, est tombé. Grimpeur de très haut niveau, Gimenez manque trop d’ambition pour remporter un grand Tour. Déclarations Jan Ullrich (All/Telekom), vainqueur : «La Vuelta a été le meilleur entraînement avant mes premiers championnats du monde de cyclisme, en Italie, en octobre. J’ai commencé la Vuelta avec pour seul but de préparer les Mondiaux. La pression que j’ai eue pendant la course et les différences en temps enregistrées presque jusqu’à la fin m’ont provoqué beaucoup de stress, mais je crois que j’ai fini dans de bonnes conditions physiques. Jusqu’au contre-la-montre (Ndlr : avant-dernière étape samedi à Avila) je n’ai pas pu me détendre, parce que les différences étaient minimes. Je suis venu préparer le Mondial, mais à la fin j’ai bien marché, bien mieux que je m’y attendais, et j’ai fini par disputer la victoire finale. Le contre-la-montre (de samedi) a été bon. Cela m’a encouragé de voir que j’allais doubler le deuxième (Igor Gonzalez de Galdeano) après à peine 15 km. Je me suis peut-être surpris, mais je ne peux pas cacher que je suis content, bien que je ne pense pas que je sois dans la même forme physique que lors de ma victoire sur le Tour 97. Penser de nouveau au Tour de France est trop aventureux, c’est encore très loin. Tout ce que je peux dire c’est que je suis très content de cette victoire et que j’aspire à une médaille aux Mondiaux en Italie. Ici, en Espagne, j’ai participé sans pression externe, juste sportive, et cela m’a permis d’optimiser mon rendement». Jeroen Blijlevens (PBS/TVM), vainqueur de l’étape, avant-dernier au général : «La journée n’a pas été trop compliquée, comme prévu. Mais dans le dernier kilomètre, nous sommes tous arrivés groupés, et il était difficile de savoir quelle était la bonne roue. Mais en passant par le côté gauche, j’ai peut-être eu un peu de chance, parce que je ne me suis pas retrouvé enfermé et j’ai pu donner le meilleur de moi-même».
L’Allemand Jan Ullrich a signé son retour parmi les grands en enlevant sans discussion le Tour d’Espagne cycliste dimanche à Madrid. Vainqueur du Tour de France 1997, le coureur de Rostock était considéré comme un des plus doués de sa génération. Deux ans plus tard, après une blessure au genou et une saison sans victoire, il partait dans l’inconnue et en outsider au départ de Murcie il y a trois semaines. Mais sa prise de pouvoir lors de la 12e étape le 17 septembre au sommet d’Arcalis, petite station andorrane où il avait réussi son putsch dans le Tour de France 1997, a rappelé qu’il restait un champion taillé pour les courses à étapes. En dépit d’une défaillance jeudi dernier dans la dernière étape montagneuse à Alto de Abantos, le leader des Telekom a conforté son avance au général en enlevant...