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Actualités - Chronologie

Irak Les grandes puissances toujours très divisées sur l'assouplissement des sanctions

La perspective d’un accord rapide entre les membres du Conseil de sécurité sur un éventuel assouplissement des sanctions contre l’Irak s’est éloignée en raison de désaccords persistants. Le chef de la diplomatie britannique Robin Cook a clairement écarté l’espoir d’une percée rapide sur ce dossier hautement polémique à propos duquel Américains et Russes s’opposent quasi publiquement. «Je serais étonné que nous ayons quelque chose à annoncer avant la fin de la semaine. Je n’exclus pas que nous puissions aboutir à un accord le mois prochain, mais nous n’en sommes pas encore là», a déclaré M. Cook en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Le Premier ministre français Lionel Jospin a, quant à lui, affirmé «avoir l’impression qu’il y a une impasse globale sur le problème irakien actuellement». La secrétaire d’État américaine Madeleine Albright a répété que Washington voulait «reconstruire le consensus qui existait autrefois au sein du Conseil de sécurité sur l’Irak», reconnaissant de fait que les intenses discussions des dernières semaines n’avaient pas encore permis d’y parvenir. Selon des sources diplomatiques, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) pourraient envisager une suspension des sanctions si l’Irak autorisait le retour d’inspecteurs internationaux pour vérifier qu’il ne possède ni ne fabrique d’armes de destruction massive. Le désaccord porte principalement sur les modalités de «déclenchement» de cette suspension. Américains et Britanniques veulent pour cela obtenir un maximum de garanties sur le désarmement effectif de l’Irak. Toute concession sur ce dossier est toutefois extrêmement délicate pour les États-Unis, qui ont lancé au cours des derniers jours de virulentes attaques contre le président irakien Saddam Hussein, accusé d’être le principal responsable des malheurs de son peuple. Le président Bill Clinton a affirmé mardi à la tribune des Nations unies qu’il ne fallait pas permettre au régime de Saddam Hussein de «bafouer quarante – je dis bien quarante – résolutions successives du Conseil de sécurité et de reconstruire son arsenal». Le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov, dont le pays est traditionnellement plus ouvert aux thèses de Bagdad, a en revanche plaidé à la même tribune pour davantage de souplesse en mettant en avant des considérations humanitaires. «La punition de nations entières, en particulier pour une durée indéterminée et de manière indiscriminée, est inadmissible», a-t-il déclaré à la tribune des Nations unies. La possibilité d’une réunion spéciale des ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité semblait de fait s’éloigner, selon des diplomates.
La perspective d’un accord rapide entre les membres du Conseil de sécurité sur un éventuel assouplissement des sanctions contre l’Irak s’est éloignée en raison de désaccords persistants. Le chef de la diplomatie britannique Robin Cook a clairement écarté l’espoir d’une percée rapide sur ce dossier hautement polémique à propos duquel Américains et Russes s’opposent quasi publiquement. «Je serais étonné que nous ayons quelque chose à annoncer avant la fin de la semaine. Je n’exclus pas que nous puissions aboutir à un accord le mois prochain, mais nous n’en sommes pas encore là», a déclaré M. Cook en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Le Premier ministre français Lionel Jospin a, quant à lui, affirmé «avoir l’impression qu’il y a une impasse globale sur le problème irakien...