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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Vuelta Simulacre d'étape et victoire de l'Italien Fabio Roscioli(photo)

L’Italien Fabio Roscioli (Amica) a remporté hier devant son compatriote Massimiliano Lelli la 14e étape du Tour d’Espagne cycliste disputée dans des conditions très particulières, sur 94,4 km dans Barcelone. L’Allemand Jan Ullrich (Telekom) reste leader après cette journée marquée par la pluie, la modification de l’itinéraire, les protestations du peloton qui a roulé au pas et, à l’arrivée, les sifflets du public contre les 129 rescapés de la Vuelta. Les organisateurs ont décidé malgré tout de comptabiliser les temps de l’étape au classement général, qui n’enregistre aucun changement : Ullrich devance les Espagnols Igor Gonzalez de Galdeano, de 49 secondes, et Roberto Heras, de 2 min 35 sec. En raison des pluies qui avaient détrempé la chaussée, l’organisation a décidé avant le départ de supprimer le passage à huit reprises par le col de Montjuich. En dix tours d’un circuit de quelque 13,5 km, l’étape ne faisait plus que 135 km contre 141 prévus au départ. Parcours réduit Certains coureurs, comme l’Allemand Marcel Wust (Festina) ou l’Italien Leonardo Piepoli (Banesto), demandaient eux que les temps de la 14e étape ne soient pas pris en compte dans le classement général. Après une tentative de boycottage des coureurs, l’étape a finalement pu partir, avec près d’une heure de retard. Sur l’insistance de Wust, promu porte-parole du peloton, les organisateurs ont encore réduit le parcours à sept tours de circuit, soit 94,4 km. «Le circuit était dangereux, a estimé Jan Ullrich. La décision de raccourcir l’étape a été bonne. Telekom, en tant qu’équipe leader, s’est toujours maintenue neutre et en marge de cette décision». «Il n’y avait pas de raison de ne pas prendre le départ», a jugé le président de la Fédération internationale de cyclisme, l’ex-champion italien Francesco Moser, présent dimanche à Barcelone. Les coureurs se sont promenés comme des cyclo-touristes, provoquant la colère des aficionados qui avaient bravé la pluie. Certains ont même fait mine de vouloir s’arrêter à un moment de l’étape, avant de reprendre la course. «J’espère que tout s’oubliera vite. J’ai proposé de réduire la distance de l’étape. Je le regrette pour les gens», a expliqué Wust, promu porte-parole parce qu’il maîtrise six langues et quadruple vainqueur d’étape dans la Vuelta 1999. Parodie de course On a ainsi vu les coureurs, emmitouflés dans leurs imperméables, s’arrêter puis repartir dans la plus grande confusion. Mais, faute de décision, la course a fini par se dérouler et Roscioli est sorti d’un peloton transi en compagnie de son compatriote Massimiliano Lelli. Abonné aux deuxièmes places, Roscioli a attaqué de loin et a pu résister jusqu’au bout au retour de Lelli. Le peloton, avec le maillot d’or Jan Ullrich, en a terminé à un train de sénateur à 1’50’’ du duo de tête sous les sifflets du public catalan. Sans forcer, les deux Italiens ont donc pris et conservé un avantage de deux minutes. Roscioli a gagné au sprint, dédiant malgré les circonstances sa victoire à son équipier Amilcare Tronca, décédé le 27 juillet dans un choc avec une voiture alors qu’il s’entraînait. L’autre information du jour est venue de l’équipe Once, grande perdante de cette Vuelta, qui a révélé que son leader Abraham Olano avait abandonné en raison de la fracture d’une côte. L’Espagnol, tenant du titre, s’est apparemment blessé lors de sa chute une semaine plus tôt dans la terrible étape de l’Angliru, dans les Asturies. «Je savais que c’était un coureur dur au mal, mais je ne savais pas qu’il était si courageux», a déclaré Nicolas Terrados, le médecin de l’équipe Once. Aujourd’hui, la Vuelta devrait reprendre un cours normal pour la 15e étape entre La Senia et Valence (193,4 km).
L’Italien Fabio Roscioli (Amica) a remporté hier devant son compatriote Massimiliano Lelli la 14e étape du Tour d’Espagne cycliste disputée dans des conditions très particulières, sur 94,4 km dans Barcelone. L’Allemand Jan Ullrich (Telekom) reste leader après cette journée marquée par la pluie, la modification de l’itinéraire, les protestations du peloton qui a roulé au pas et, à l’arrivée, les sifflets du public contre les 129 rescapés de la Vuelta. Les organisateurs ont décidé malgré tout de comptabiliser les temps de l’étape au classement général, qui n’enregistre aucun changement : Ullrich devance les Espagnols Igor Gonzalez de Galdeano, de 49 secondes, et Roberto Heras, de 2 min 35 sec. En raison des pluies qui avaient détrempé la chaussée, l’organisation a décidé avant le départ de supprimer...