La fréquentation des quelque 1 287 restaurants libanais a diminué de 10 à 15 % en moyenne au mois de juillet, déclare Bahjat Kanounji, président du syndicat des restaurateurs des cafés, night-clubs et pâtisseries. Ce recul est d’autant plus décevant que les prévisions pour l’été tablaient sur une augmentation de 20 à 25 % du nombre de touristes. M. Kanounji précise toutefois que dans le secteur de la restauration «il n’y a pas moyen d’effectuer des statistiques précises comme dans le secteur hôtelier où des registres sont tenus précisément». Les statistiques du secteur de la restauration sont fondées sur des questionnaires partiels. La baisse enregistrée varie selon les régions. L’activité de Beyrouth reste intense, du fait de la variété de ses restaurants internationaux, explique Pierre Achkar, président du syndicat des hôtels et président de la fédération des syndicats touristiques au Liban. De façon générale, les restaurants les plus fréquentés sont ceux de la montagne dans des régions comme Broummana alors que les restaurants situés sur le littoral constatent une baisse notable du nombre des clients, précise M. Kanounji, lui-même propriétaire d’un restaurant libanais à Verdun : «L’établissement contient 125 personnes et nous recevons 50 à 60 personnes par jour en moyenne». Fahim Fadel, propriétaire de Mounir, confirme que la situation est meilleure dans son restaurant situé à Broummana. «Nous faisons salle comble avec une clientèle libanaise à 80 %». La fréquentation n’a pas changé par rapport à l’année dernière. Selon Cynthia Bitar, gérante du Monot, à Achrafieh, «par rapport à l’été dernier, la fréquentation du restaurant est globalement stable, la clientèle étant locale à 90 %. Seule la semaine qui a suivi les bombardements israéliens a enregistré une baisse notable». «Nous recevons 200 personnes en moyenne en cours de semaine et 100 personnes durant le week-end, tandis qu’en hiver le restaurant est bondé». Baisse des prix Côté fast-food, l’ambiance n’est pas vraiment à la fête. Selon le gérant de l’un d’entre eux, «la clientèle a diminué de 15 % par rapport à l’année dernière et la reprise notée en août n’a pas permis de rattraper les niveaux de 1998». Les touristes ont, en particulier, été moins nombreux, d’environ 20 %, ajoute-t-il. Cette baisse de fréquentation a eu une influence sur les prix. «La plupart des restaurants ont réduit leurs prix d’au moins 20 à 30 %», affirme M. Kanounji. Haytham Jabre, de la société de conseil Consult, précise que la diminution n’a pas porté sur les prix affichés, mais a pris la forme de «menus spéciaux, d’événements et de packages... afin de ne pas ternir la réputation des restaurants». «Les gens ne dépensent plus comme avant, dit-elle. Ils mangent de moins en moins de “machawi” et se contentent des mezzés. L’important est de s’amuser à des prix abordables».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La fréquentation des quelque 1 287 restaurants libanais a diminué de 10 à 15 % en moyenne au mois de juillet, déclare Bahjat Kanounji, président du syndicat des restaurateurs des cafés, night-clubs et pâtisseries. Ce recul est d’autant plus décevant que les prévisions pour l’été tablaient sur une augmentation de 20 à 25 % du nombre de touristes. M. Kanounji précise toutefois que dans le secteur de la restauration «il n’y a pas moyen d’effectuer des statistiques précises comme dans le secteur hôtelier où des registres sont tenus précisément». Les statistiques du secteur de la restauration sont fondées sur des questionnaires partiels. La baisse enregistrée varie selon les régions. L’activité de Beyrouth reste intense, du fait de la variété de ses restaurants internationaux, explique Pierre Achkar,...