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Actualités - Chronologie

Berlin accède enfin au rang de métropole européenne de football

Berlin n’est pas seulement redevenue la capitale politique de l’Allemagne, elle a enfin accédé au rang de métropole européenne de football grâce à la qualification, le 25 août, du Hertha BSC pour la Ligue des champions. «Nous avons eu chaud. Toutes les capitales européennes ont un club de football connu. Berlin aurait été une des seules à ne pas jouer au niveau européen», confie Reno Skorupa, un supporteur du club âgé de 23 ans, un œil sur l’équipe à l’entraînement, à deux pas du stade olympique de Berlin. Sevré de compétitions européennes depuis 1979, le Hertha va rivaliser au premier tour de la Ligue des champions avec le Milan AC, Chelsea et Galatasaray. Comme Reno Skorupa, les Berlinois sont de plus en plus nombreux à suivre de près les performances de la vieille dame – le club a été fondé en 1892 – depuis son accession en Bundesliga (D1 allemande) en 1997. De tous âges et des deux sexes, équipés de tenues et de gadgets bleus et blancs, dignes des supporteurs des plus grands clubs, ils étaient entre 50 et 100 à se retrouver à chaque entraînement cet été sur l’espace qui leur est réservé. Et le stade olympique s’est enfin rempli. «En cinq ans, les matches du Hertha à Berlin sont passés de 5 000 spectateurs en moyenne à 75 000», affirme l’entraîneur Juergen Roeber, ancien du Bayer Leverkusen, qui a repris en main l’équipe en 1996 avec le manager Dieter Hoeness, ancien international du Bayern Munich. Le Hertha s’est vite initié aux jeux des grands, la communication notamment. Début août, avant le match amical contre Barcelone, battu 2-1, le club a lancé une campagne de publicité dans les rues de Berlin : «Apprends le catalan. Commence par le mot respect». Les bleu et blanc se veulent en harmonie avec leur ville «la plus multiculturelle d’Allemagne», et Dieter Hoeness balaie de récents soupçons de discrimination contre les étrangers dans les équipes de jeunes : ce ne sont là, assure-t-il, que «bêtises». Patience La vieille dame sait aussi jouer du carnet de chèques pour attirer les stars. Depuis 1996, elle a investi 20 millions d’euros dans l’achat de 21 joueurs. C’est certes moins que les 21 millions d’euros déboursés pour les transferts par le Borussia Dortmund pour la seule saison 1998-1999. Mais la vieille dame a pris le pli. Le soutien financier de la UFA, filiale du géant de la communication Bertelsmann, l’y a largement poussée, reconnaît le manager. Le puissant parraineur, en contrat avec le Hertha depuis 1995, y a injecté depuis 10 millions d’euros. Le temps est désormais révolu où le Bayern Munich apportait son soutien au petit club de Berlin criblé de dettes en organisant des matches amicaux. Les deux équipes sont passées de l’amitié au «respect», indique Dieter Hoeness, frère du manager du Bayern. Reste que la gloire n’est pas toujours facile à assumer. Samedi, les joueurs ont été sifflés après le nul (1-1) contre le Werder de Brême en championnat d’Allemagne. D’autres supporteurs se sont énervés face aux 500 mètres de queue, lundi notamment, à l’unique guichet de vente des billets pour la Ligue des champions. Le manager tente de calmer les troupes. «Nous ne serons ni champion européen ni champion d’Allemagne avant plusieurs années. La Ligue des champions est pour l’instant pour nous une école et aussi un soutien financier non négligeable (7,5 millions d’euros)». L’entraîneur, Juergen Roeber, prône la patience : «Berlin veut toujours tout, très vite, comme Paris ou les autres capitales européennes. La ville a besoin de temps pour redevenir une vraie capitale, en football comme dans les autres domaines».
Berlin n’est pas seulement redevenue la capitale politique de l’Allemagne, elle a enfin accédé au rang de métropole européenne de football grâce à la qualification, le 25 août, du Hertha BSC pour la Ligue des champions. «Nous avons eu chaud. Toutes les capitales européennes ont un club de football connu. Berlin aurait été une des seules à ne pas jouer au niveau européen», confie Reno Skorupa, un supporteur du club âgé de 23 ans, un œil sur l’équipe à l’entraînement, à deux pas du stade olympique de Berlin. Sevré de compétitions européennes depuis 1979, le Hertha va rivaliser au premier tour de la Ligue des champions avec le Milan AC, Chelsea et Galatasaray. Comme Reno Skorupa, les Berlinois sont de plus en plus nombreux à suivre de près les performances de la vieille dame – le club a été fondé en...