France Trichet intervient dans la bataille des banques
le 21 août 1999 à 00h00
Le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, a réuni hier après-midi les présidents rivaux de la BNP, Michel Pébereau, et de la Société Générale, Daniel Bouton, pour de nouvelles négociations en vue d’un compromis dans la bataille boursière qui les oppose. Rien n’a filtré sur la teneur des discussions à l’issue des entretiens. La Banque de France a précisé hier qu’elle annoncerait lundi la date de la réunion cruciale du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI), destinée à trancher dans la bataille boursière. Cette réunion aura lieu «dans le courant de la semaine prochaine», a annoncé la Banque centrale. Une source proche des négociations avait affirmé que la réunion du CECEI était fixée, «pour le moment», au mardi 24 août mais que cette date pouvait encore être modifiée en fonction de l’état des négociations. Le Conseil des marchés financiers (CMF) avait prévu d’annoncer mardi les résultats définitifs des offres publiques d’échange (OPE) lancées par les deux banques, après avoir reçu l’avis du CECEI. Organisme chargé de la régulation du secteur bancaire, le CECEI est présidé par le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, qui a multiplié les efforts depuis mardi pour amener les deux parties à s’entendre. Les réunions au siège de la Banque de France entre le gouverneur et les deux présidents de banque ont débuté mardi et se sont poursuivies jeudi et hier après-midi. Aucun représentant du ministère des Finances n’était présent lors de ces conversations. Selon une source proche des négociations, M. Trichet a demandé à MM. Bouton et Pébereau de lui remettre avant lundi par écrit des propositions en vue d’une «solution concertée». À l’issue du décompte des OPE, la BNP a obtenu 65 % de Paribas mais seulement 36,8 % des actions (31 % des droits de vote) de la Société Générale. La BNP voudrait que le CECEI l’autorise à lever sa participation dans le capital de la Société Générale mais cette dernière juge cette prise de participation minoritaire hostile et préjudiciable. Toute prise de participation au-delà de 10 % et toute prise de contrôle d’une banque en France nécessitent l’accord du CECEI, composé de onze personnalités, dont le directeur du Trésor, Jean Lemierre. Jeudi, le Wall Street Journal affirmait que M. Trichet avait proposé à la BNP et à la Société Générale un compromis, selon lequel chacune des banques détiendrait une participation minoritaire dans le capital de l’autre. Une source proche du CECEI a réfuté ces informations. Cette proposition n’est pas juridiquement réalisable, faisait valoir un spécialiste du secteur, car le code sur les sociétés commerciales interdit les participations croisées.
Le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, a réuni hier après-midi les présidents rivaux de la BNP, Michel Pébereau, et de la Société Générale, Daniel Bouton, pour de nouvelles négociations en vue d’un compromis dans la bataille boursière qui les oppose. Rien n’a filtré sur la teneur des discussions à l’issue des entretiens. La Banque de France a précisé hier qu’elle annoncerait lundi la date de la réunion cruciale du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI), destinée à trancher dans la bataille boursière. Cette réunion aura lieu «dans le courant de la semaine prochaine», a annoncé la Banque centrale. Une source proche des négociations avait affirmé que la réunion du CECEI était fixée, «pour le moment», au mardi 24 août mais que cette date...
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