Il roule des épaules, dodeline de la tête, joue avec sa langue, adresse des regards de tueur... Au départ d’une course, Maurice Greene est un véritable comédien. Mais une fois en action, plus de place pour la comédie, et l’Américain l’a encore prouvé dimanche à Séville en restant le roi du 100 m. Un sacre qui ne fut pourtant pas sans frayeur après son départ plutôt bancal. Mais qui ne l’aurait pas inquiété outre mesure : «Le plus important est de ne pas paniquer, de rester concentré et savoir faire les ajustements nécessaires en course», expliquait-il, fort de sa domination actuelle sur le sprint mondial. Ce qu’il a d’ailleurs parfaitement appliqué en se contentant de marteler puissamment la piste de sa foulée de taurillon, sans se soucier de la présence du Bruny Surin à sa hauteur, pour finalement devancer le Canadien de 4 centièmes. À l’arrivée: 9 sec 80/100, à un centième de son record du monde, le 16 juin à Athènes. Greene ne pouvait retenir une petite moue de déception. Peut-être aurait-il aimé offrir un nouvel exploit au public sévillan et surtout à «ma famille du HSI», le groupe entraîné par John Smith. Des «potes» d’entraînement comme Ato Boldon, Larry Wade et Jon Drummond qui étaient là pour partager un bonheur qu’ils ne connaîtront pas en Andalousie. À 25 ans, Greene a donc coiffé sa deuxième couronne mondiale consécutive, justifiant son statut d’homme le plus rapide de la planète et son surnom de Comète du Kansas. Il peut désormais espérer égaler le grand Carl Lewis, qui s’était imposé lors des trois premières éditions de ce sommet mondial. Et, pourquoi pas, réaliser un triplé en or, comme Lewis en 1983 et 87 (100 m, longueur et relais). Car Greene est bien décidé à montrer d’autres facettes du phénomène, comme il aime à se définir désormais, sur 200 m et avec le relais 4x100 m.
Il roule des épaules, dodeline de la tête, joue avec sa langue, adresse des regards de tueur... Au départ d’une course, Maurice Greene est un véritable comédien. Mais une fois en action, plus de place pour la comédie, et l’Américain l’a encore prouvé dimanche à Séville en restant le roi du 100 m. Un sacre qui ne fut pourtant pas sans frayeur après son départ plutôt bancal. Mais qui ne l’aurait pas inquiété outre mesure : «Le plus important est de ne pas paniquer, de rester concentré et savoir faire les ajustements nécessaires en course», expliquait-il, fort de sa domination actuelle sur le sprint mondial. Ce qu’il a d’ailleurs parfaitement appliqué en se contentant de marteler puissamment la piste de sa foulée de taurillon, sans se soucier de la présence du Bruny Surin à sa hauteur, pour finalement...
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