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Actualités - Reportages

Section publicité : un cursus de cinq ans

Même si depuis 1978, la section Publicité fait partie des arts décoratifs, il était important de la traiter à part. Parce que si à l’origine, dans la pub, on considérait que les arts graphiques étaient rattachés aux arts décos, aujourd’hui, la pluralité des métiers de la pub nous permet de leur consacrer un encadré distinct. C’est donc en 1978 que, répondant aux besoins du marché libanais, l’Alba crée la première «école» de publicité. La publicité commençait alors à devenir un marché en plein essor, et il était important d’imaginer la formation des créatifs. Alain Brenas, directeur de la section, mais également doyen de l’École de cinéma et de réalisation audiovisuelle, nous explique en quoi, l’Alba, a innové dans le domaine, même par rapport au système français. «Publicité voulait automatiquement dire auparavant, marketing. Il était donc devenu nécessaire de former des créatifs, au vu des besoins du pays. C’était une première. D’ailleurs, en France, ça n’est que très récemment que certaines écoles de communication ont commencé à appliquer le même genre de programme. Nous avons, depuis 1978, effectué, plusieurs modifications, comme l’acquisition de nouvelles techniques..». Aujourd’hui, si la formation de base est celle de la direction artistique, il y a maintenant deux autres grands domaines de spécialisation: la conception/rédaction et l’illustration. Cela permet aux étudiants dotés de talents particuliers d’aller plus loin dans leurs acquis. Mais aussi de répondre aux besoins des agences locales et régionales de graphistes ou de concepteurs. «Au Liban, on attend beaucoup d’un directeur artistique. C’est pourquoi, malgré un niveau d’enseignement scolaire plutôt faible, nous essayons de donner une pluralité à nos étudiants. Depuis 1987, et la création de l’École de cinéma, les futurs concepteurs travaillent de pair avec des scénaristes, et les graphistes avec les étudiants d’Art plastique. Il existe une certaine interactivité entre les différentes écoles» nous précise Alain Brenas. Il est tout de même important de savoir que cette section n’enseigne pas la création, mais ses techniques d’expression, et elle ne fabrique pas le génie, mais l’encourage. Le métier de créateur exige deux qualités essentielles: le talent qui lui est inné, et la maîtrise des techniques. «Les étudiants, s’ils suivent de différentes formations, ont tout de même des cours en commun, comme le dessin, la photo, le marketing, l’histoire de l’art, l’histoire de l’image, la direction de création, l’histoire de la publicité ou l’informatique. C’est en spécialisation qu’un concepteur étudiera le langage filmique et certaines notions d’audiovisuel, et qu’un illustrateur étudiera la peinture ou la photogravure». Le cursus, quant à lui, dure cinq ans, et propose donc un vaste champ de matières. La totalité du cadre enseignant est constitué de professionnels de la pub. «Jusqu’à présent, nous précise , turation du marché. 80 % des étudiants diplômés sont recrutés par des agences locales et régionales. Il existe une plus grande offre qu’une demande. La section comportait cette année une soixantaine d’élèves tous niveaux confondus. Et en vingt ans, nous avons formé 149 diplômés ».
Même si depuis 1978, la section Publicité fait partie des arts décoratifs, il était important de la traiter à part. Parce que si à l’origine, dans la pub, on considérait que les arts graphiques étaient rattachés aux arts décos, aujourd’hui, la pluralité des métiers de la pub nous permet de leur consacrer un encadré distinct. C’est donc en 1978 que, répondant aux besoins du marché libanais, l’Alba crée la première «école» de publicité. La publicité commençait alors à devenir un marché en plein essor, et il était important d’imaginer la formation des créatifs. Alain Brenas, directeur de la section, mais également doyen de l’École de cinéma et de réalisation audiovisuelle, nous explique en quoi, l’Alba, a innové dans le domaine, même par rapport au système français. «Publicité voulait...