Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie) a annoncé qu’il soutenait l’appel de son chef Abdullah Öcalan à abandonner la lutte armée et se retirer du territoire turc à partir du 1er septembre, dans un communiqué du Conseil de commandement. «Notre parti déclare clairement qu’il soutient totalement la déclaration historique du camarade président Abdullah Öcalan du 2 août et qu’il poursuivra ses efforts sur cette base», a déclaré le Conseil de commandement. Dans un communiqué daté du 2 août, Öcalan avait déclaré : «J’appelle le PKK à abandonner la lutte armée et retirer ses forces hors des frontières (de la Turquie) pour le bien de la paix à partir du 1er septembre 1999». Le texte avait été rendu public mardi par ses avocats, qui lui rendent régulièrement visite sur l’île-prison d’Imrali (ouest). Un responsable US préconise le dialogue D’autre part, un responsable américain a estimé jeudi que les problèmes dans le sud-est anatolien, en proie à la rébellion du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ne peuvent être uniquement réglés par des moyens militaires, préconisant un processus de dialogue politique. «La question du sud-est ne peut pas uniquement être réglée par des moyens militaires. Un processus de dialogue politique est nécessaire», a dit le sous-secrétaire d’État américain pour les droits de l’homme, la démocratie et le travail, Harold Koh, lors d’une conférence de presse à Ankara après une visite dans le sud-est. «J’ai l’impression qu’une nouvelle phase débute. La question qui apparaît maintenant est complexe, comprenant le développement politique, économique et des droits de l’homme de cette région», a-t-il indiqué. La visite de M. Koh en Turquie doit donner lieu à un rapport l’an prochain sur la situation des droits de l’homme dans ce pays et dans plusieurs autres. «Les droits des citoyens turcs d’origine kurde constituent un important problème», a noté M. Koh, demandant au gouvernement turc d’éliminer toutes les restrictions qui se dressent au développement des droits de l’homme en Turquie. Il a précisé que son pays soutenait le droit de la Turquie de se défendre contre l’«organisation terroriste PKK. Mais on peut être contre le terrorisme et soutenir en même temps les droits de l’homme», a-t-il ajouté. M. Koh a également rencontré à Istanbul les chefs religieux des communautés syriaque, arménienne, juive et orthodoxe. Il a rendu visite jeudi à la prison d’Ankara à Leyla Zana, ancienne députée d’un parti pro-kurde dissous pour activités séparatistes qui purge une peine de 15 ans de prison, et à Akin Birdal, défenseur des droits de l’homme, condamné à un an de prison pour des propos sur le conflit kurde. Le PKK a lancé en 1984 dans le sud-est à majorité kurde une lutte armée pour la création d’un État kurde indépendant. Les violences liées à la rébellion ont fait plus de 31 000 morts.
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