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Actualités - Opinion

Réflexion A propos de Féminin majeur, écritures intimes

À propos de Féminin majeur, écritures intimes, l’ouvrage de Norma Sfeir, le Dr Chawki Azoury, psychiatre, nous livre les réflexions suivantes : Ce livre est d’un courage à nul autre pareil. Celui d’affronter la féminité. Qu’il soit écrit par une femme ne garantissait pas à l’avance sa réussite. Autant les femmes que les hommes redoutent plus que tout l’abord de la féminité présente en eux. Car, pour le faire, il faut perdre la tête et laisser le corps parler. Mais, pour l’écrire, c’est autrement difficile. Peut-on écrire avec son corps ? Si l’un des privilèges du féminin est un deuil du concept où règne le masculin, Norma Sfeir a réussi la performance d’écrire avec son corps. Cela donne un livre merveilleux, puissant, profond, qui sonde ce fameux «continent noir» dont parlait Freud pour qualifier la sexualité féminine. La chair traverse l’écrit. Dans la jouissance. «Main caressante me rattachant à un univers accompli. Ses doigts portent ses pensées. Nerfs vivants circulant entre son cortex et ses phalanges. Son passé se rapporte-t-il au mien ?». Autant dans la jouissance que dans la douleur, Norma Sfeir ne fait nulle concession médiatique. Ou bien on ose entendre l’écriture jaillir de sa matrice ou bien on est fermé à jamais à la féminité. Que les femmes n’aillent pas croire qu’elles ont ce privilège. La féminité peut les terroriser autant qu’elle peut libérer l’homme qui ose y accéder. La misère des couples vient de là : chacun campe sur la géographie corporelle de son sexe, croyant que le masculin et le féminin sont en guerre. L’un accuse l’autre d’être un bourreau et le malentendu s’installe. «Ne te prends pas pour une victime», recommande Norma Sfeir. Comment aurait-elle pu avoir cette vision de la liberté si ce n’est d’avoir eu accès à sa propre féminité ? De ce point de vue là, ce livre est un vent de libération qui est écrit avec les entrailles de l’auteur, pour le lecteur ou la lectrice qui s’y laisse emporter.
À propos de Féminin majeur, écritures intimes, l’ouvrage de Norma Sfeir, le Dr Chawki Azoury, psychiatre, nous livre les réflexions suivantes : Ce livre est d’un courage à nul autre pareil. Celui d’affronter la féminité. Qu’il soit écrit par une femme ne garantissait pas à l’avance sa réussite. Autant les femmes que les hommes redoutent plus que tout l’abord de la féminité présente en eux. Car, pour le faire, il faut perdre la tête et laisser le corps parler. Mais, pour l’écrire, c’est autrement difficile. Peut-on écrire avec son corps ? Si l’un des privilèges du féminin est un deuil du concept où règne le masculin, Norma Sfeir a réussi la performance d’écrire avec son corps. Cela donne un livre merveilleux, puissant, profond, qui sonde ce fameux «continent noir» dont parlait Freud pour...