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Actualités - Chronologie

Aïda , premier cyber-opéra de l'histoire d'Internet

L’image était minuscule et le son médiocre, mais cela n’a pas empêché Aïda de Giuseppe Verdi d’entrer vendredi dernier dans l’histoire d’Internet en devenant le premier opéra diffusé en direct sur le Web. Ce cyber-opéra, filmé en direct lors du 77e Festival d’opéra de Vérone, a rassemblé entre 50 000 et 100 000 internautes sur le site www.ibm.com/it/aida créé par la société informatique IBM. Pour les amateurs de bel canto et d’art lyrique, les conditions étaient pourtant loin d’atteindre la perfection souvent exigée. Quel que soit le type d’ordinateur, les voix décrochaient ou étaient victimes de réverbérations. Les mouvements des chanteurs étaient saccadés et les images – sombres – ne mesuraient pas plus de cinq centimètres. À côté de la petite fenêtre, l’internaute pouvait néanmoins faire défiler le livret en italien ou en anglais. «C’est un précédent fascinant», s’est enthousiasmé David Gockley, directeur général du Grand Opéra de Houston. «Internet va devenir sans aucun doute le principal fournisseur à domicile d’événements artistiques». En revanche, David Mann, animateur d’un forum de discussion sur la musique classique, s’est montré nettement plus réservé : «Écouter de la musique sur le haut-parleur d’un ordinateur équivaut à prendre un bain avec ses chaussettes»... Si ce cyber-opéra est une première, le rock, lui, s’était illustré dès 1993 avec un concert live de l’obscur groupe Severe Tire Damage. L’année suivante, ce fut au tour des Rolling Stones de tâter du Web. Pendant la diffusion d’Aïda, le site offrait – outre le livret – des informations sur l’histoire de l’amphithéâtre de Vérone, en Vénétie. D’une capacité de 15 000 places, il fut érigé en 100 après J.C. et abrita des combats de gladiateurs. Après l’opéra, IBM s’est lancé dans une autre «première» : la retransmission des matches de tennis à Wimbledon. «L’image est petite. Ce n’est pas comme à la télévision», avoue Ian Colley, porte-parole de la société. «L’avantage, c’est qu’on peut avoir des infos sur les joueurs, qui joue contre qui, les statistiques, ce qui se passe sur les autres courts».
L’image était minuscule et le son médiocre, mais cela n’a pas empêché Aïda de Giuseppe Verdi d’entrer vendredi dernier dans l’histoire d’Internet en devenant le premier opéra diffusé en direct sur le Web. Ce cyber-opéra, filmé en direct lors du 77e Festival d’opéra de Vérone, a rassemblé entre 50 000 et 100 000 internautes sur le site www.ibm.com/it/aida créé par la société informatique IBM. Pour les amateurs de bel canto et d’art lyrique, les conditions étaient pourtant loin d’atteindre la perfection souvent exigée. Quel que soit le type d’ordinateur, les voix décrochaient ou étaient victimes de réverbérations. Les mouvements des chanteurs étaient saccadés et les images – sombres – ne mesuraient pas plus de cinq centimètres. À côté de la petite fenêtre, l’internaute pouvait...