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Actualités - Chronologie

Archéologie - Une première depuis la bataille d'Aboukir Réconciliation Napoléon-Nelson(photo)

Les descendants de deux ennemis mortels, l’amiral anglais Nelson et le général français Bonaparte, se sont serré la main dimanche, pour la première fois depuis que leurs ancêtres se sont livrés bataille au large de la ville égyptienne d’Aboukir. «Je l’ai rencontré aujourd’hui pour la première fois et c’était très agréable. Nous avons parlé en anglais de nos familles», a affirmé Mme Anna Tride, 69 ans, l’arrière, arrière, arrière petite-fille de l’aminal Horatio Nelson en parlant de Louis-Napoléon Bonaparte-Wyse, 63 ans, arrière, arrière, arrière petit-neveu de l’empereur français. «Dieu soit loué, il n’y a eu aucune gêne entre nous. Cela fait 201 ans que nos ancêtres se sont affrontés» au large d’Aboukir, a souligné Mme Tride, qui dirige la Nelson Society. «La rencontre a été très amicale. Elle a l’esprit ouvert et j’essaie de l’avoir aussi», a dit de son côté M. Bonaparte-Wyse, descendant de Lucien Bonaparte, frère de Napoléon, qui participe, lui, à plusieurs associations napoléoniennes. Et pourtant... Le 1er août 1798, la flotte de Napoléon, qui commençait son expédition d’Égypte, avait coulé dans la bataille d’Aboukir, à l’est de la ville méditerranéenne d’Alexan- drie, sous le feu de l’amiral anglais Nelson, qui remportait sa première grande victoire sur les français avant celle de Trafalgar. Les descendants des deux illustres personnalités sont venus à Alexandrie à l’invitation de l’explorateur français Franck Goddio, qui mène depuis trois ans des fouilles sous-marines sur l’épave de l’Orient, le vaisseau amiral de la flotte de Bonaparte. Cristal intact «C’est formidable d’en connaître les résultats car ils vont confirmer le rôle historique de l’amiral Nelson», a souligné Mme Tride. «Nous pensons que ces fouilles sont très importantes car elles révéleront des détails inconnus sur cette bataille d’Aboukir», a souligné M. Napoléon-Wyse. Pour Franck Goddio, le détail important c’est que l’Orient a été détruit par deux explosions et non une comme le croyaient jusqu’alors les historiens. «Ce que nous avons retrouvé de l’épave, qui gît au fond de l’eau, montre que “l’Orient” a été détruit par deux explosions simultanées : une énorme à l’arrière et une autre, certainement causée par l’onde de choc de la première, a mis le feu aux poudres et détruit l’autre côté», a-t-il dit. «Toute la poupe du bateau a complètement disparu et il en est de même pour la partie avant. Cela n’a pu être causé par une seule explosion car en revanche la partie médiane du navire, qui mesure 27,5 mètres, est parfaitement bien conservée», a-t-il précisé. «Les débris de l’épave de “l’Orient,” qui mesurait 65 mètres de long, ont été retrouvés dispersés sur plus d’un demi-kilomètre carré», selon lui. L’épave de l’Orient a été découverte en 1983 par l’archéologie français Jacques Dumas, mort juste après, et les fouilles dans la baie d’Aboukir ont été reprises treize ans plus tard. «Nous avons à peu près terminé les fouilles. Elles ne sont pas exhaustives car notre objectif était d’avoir un échantillon représentatif de tout ce qu’il y avait à bord et nous y sommes arrivés», a-t-il dit. «C’est une bataille dont on peut encore sentir la poudre car quand nous effectuions les fouilles nous étions tous noirs», souligne M. Goddio. Des milliers d’objets usuels, comme des fourchettes, des couteaux ou des verres, des pièces en or, en argent et en cuivre, ont été retrouvés intacts sous l’eau, ainsi que les squelettes, des armes, des instruments de navigation et de chirurgie. «Nous avons aussi retrouvé des canons de 35 mm à plus de 160 mètres de l’épave de “l’Orient”. C’était très impressionnant de trouver un canon cassé, presque pulvérisé, et à côté un petit verre en cristal intact», a-t-il dit.
Les descendants de deux ennemis mortels, l’amiral anglais Nelson et le général français Bonaparte, se sont serré la main dimanche, pour la première fois depuis que leurs ancêtres se sont livrés bataille au large de la ville égyptienne d’Aboukir. «Je l’ai rencontré aujourd’hui pour la première fois et c’était très agréable. Nous avons parlé en anglais de nos familles», a affirmé Mme Anna Tride, 69 ans, l’arrière, arrière, arrière petite-fille de l’aminal Horatio Nelson en parlant de Louis-Napoléon Bonaparte-Wyse, 63 ans, arrière, arrière, arrière petit-neveu de l’empereur français. «Dieu soit loué, il n’y a eu aucune gêne entre nous. Cela fait 201 ans que nos ancêtres se sont affrontés» au large d’Aboukir, a souligné Mme Tride, qui dirige la Nelson Society. «La rencontre a été très...