On connaît la success-story de Nicole Aractingi : lancée au départ dans l’artisanat de la tapisserie, sa notoriété est telle qu’en peu de temps elle ouvre une boutique de brocante de charme, laquelle est aujourd’hui une des principales enseignes de Beyrouth en matière d’objet-cadeau et art de la table. Derrière ces vitrines, un concept à l’antithèse de l’esprit «franchise de marque». Ici, on peut chiner à loisir dans une ambiance à la fois bourgeoise et non conventionnelle. Nicole Aractingi et sa fille June Nabaa se relayent dans les boutiques d’Achrafieh et de la rue Justinien pour être constamment présentes auprès de leur clientèle ; et les articles exposés reflètent le choix de deux générations . «Chez nous, constate Mme Aractingi, le service est vraiment personnalisé. Nous attachons beaucoup d’importance au contact direct et nous travaillons avec nos clients dans un climat de confiance totale. D’ailleurs, nous effectuons beaucoup de ventes par téléphone». Quant à l’originalité de l’établissement, elle se manifeste essentiellement dans l’harmonie des mélanges. «Quand on me consulte pour une liste de mariage, j’aime inspirer aux jeunes couples une touche d’originalité, le clin d’œil qui vous personnalise une table: un verre de couleur au milieu d’une série classique, des assiettes à dessert totalement différentes du service utilisé, des pièces à servir d’époque assorties à la ménagère flambant neuve». Ici, la politique commerciale consiste à fournir du «luxe» au prix de l’usuel. Représentant exclusif depuis trente ans de la faïence anglaise Johnson, Au Petit Point revendique l’image de durabilité de ce matériau a priori plus grossier que la porcelaine, mais traité avec une finesse qui l’en rapproche, avec une pâte dure qui ne s’ébrèche pratiquement pas. «En couverts, nous représentons essentiellement la marque Scoff qui offre une variété de modèles, de l’argenterie garantie à l’inox avec ou sans finitions de bois, de nacre et d’ivoire». Les jeunes couples qui viennent déposer leur liste au Petit Point sont en général des enfants de clientes . «Nous passons beaucoup de temps avec eux pour essayer, à travers leur goût, de trouver la combinaison idéale qui sera leur touche personnelle», affirme Mme Aractingi , à quoi sa fille June ajoute : «Je n’ai pas de formation de psychologue, mais avec le temps une certaine intuition se développe à force d’essayer d’imaginer les ambiances dans lesquelles chacun souhaite vivre et de guider le client vers ce qu’il est susceptible d’aimer. Il m’arrive de pressentir la solidité d’un couple au nombre de concessions que l’un et l’autre sont prêts à se faire pour le simple choix d’un objet». Au Petit Point, c’est un peu l’esprit «boutique» des grands magasins parisiens, moins le plaisir d’une prise en charge bienveillante et quasi-maternelle quand le choix se fait épineux!
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats On connaît la success-story de Nicole Aractingi : lancée au départ dans l’artisanat de la tapisserie, sa notoriété est telle qu’en peu de temps elle ouvre une boutique de brocante de charme, laquelle est aujourd’hui une des principales enseignes de Beyrouth en matière d’objet-cadeau et art de la table. Derrière ces vitrines, un concept à l’antithèse de l’esprit «franchise de marque». Ici, on peut chiner à loisir dans une ambiance à la fois bourgeoise et non conventionnelle. Nicole Aractingi et sa fille June Nabaa se relayent dans les boutiques d’Achrafieh et de la rue Justinien pour être constamment présentes auprès de leur clientèle ; et les articles exposés reflètent le choix de deux générations . «Chez nous, constate Mme Aractingi, le service est vraiment personnalisé. Nous attachons beaucoup...