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Actualités - Chronologie

New York : la difficile conquête de Marcus Camby

L’apprentissage a été long et difficile, mais après trois tours de phase finale gagnés contre tous les pronostics par les Knicks, Marcus Camby a enfin conquis New York, devenant le symbole et l’âme de l’équipe new-yorkaise et faisant momentanément oublier l’absence pour blessure de son pivot et capitaine Patrick Ewing. Après deux années à Toronto, voilà Camby, drafté en première position en 1996 par la franchise canadienne, en passe de disputer à 25 ans sa première finale NBA face à San Antonio. Son transfert à New York à l’amorce de la saison avait pourtant été loin de faire l’unanimité parmi les partisans des Knicks. Décrié pour son physique frêle, Camby, bien qu’ayant obtenu le titre de meilleur contreur de la saison en 1998 (3,6 tirs bloqués par match), était précédé de la réputation d’un joueur ne mettant pas beaucoup de cœur à l’ouvrage. À Toronto, il n’avait pas vraiment réussi à exploiter un potentiel énorme et à montrer toutes les facettes de son talent avec 13,5 points et 6,8 rebonds en moyenne. Ces chiffres n’avaient pas rebuté la direction des Knicks, décidée à incorporer des jeunes aux jambes fraîches, afin de faire enfin tomber leur ennemi juré, les Indiana Pacers. Mais le départ, en échange, de Charles Oakley, après avoir été le moteur de l’équipe pendant une bonne dizaine d’années, avait laissé à New York un goût amer. Débuts difficiles Totalement hors de forme à l’entame de la saison, ramenée de 82 à 50 matches pour cause de lock-out, sujet aux interminables comparaisons avec Oakley et à des critiques acerbes sur son manque de courage, Camby, pivot ou ailier remplaçant, avait connu des débuts difficiles. L’entraîneur Jeff Van Gundy avait adopté une attitude très sévère à son égard, ne le faisant jouer qu’avec parcimonie, arguant qu’il devait mériter sa place. «On a pourtant toujours tous cru en lui lors des moments difficiles. On s’est serré les coudes et c’est ce qui fait la vrai force de cette équipe», a expliqué Latrell Sprewell. Fort du soutien de ses coéquipiers, Camby va, dès lors, passer de longues heures après les entraînements à travailler son endurance et sa souplesse avec Greg Brittenham, le préparateur physique de New York, qui avait aussi aidé, en son temps, Jim Courier à gravir les échelons de la hiérarchie du tennis mondial. Camby récolte aujourd’hui les fruits de son dur labeur. Depuis l’entame des playoffs, il émerge du banc comme l’un des hommes les plus dangereux des Knicks, emmagasinant 18,8 points de moyenne et plus de 11 rebonds face à Indiana en finale de la Conférence Est. Il ne cesse de voir son temps de jeu augmenté surtout en fin de partie où sa présence devient indispensable – 33,5 minutes contre Indiana alors qu’il stagnait à 25 minutes lors des deux derniers mois de la saison régulière. La fin prématurée de la saison de Patrick Ewing à cause d’une rupture partielle du tendon d’Achille gauche a certainement permis à Camby d’acquérir plus de temps sur le parquet mais sa progression avait déjà commencé avant cela. «J’ai utilisé toutes les critiques qui m’étaient adressées comme une source de motivation», a souligné Camby vendredi soir après la qualification de New York pour la finale. «On disait que je ne pouvais pas faire le boulot. J’ai prouvé le contraire en acceptant mon sort et en persévérant. C’est l’une des plus grandes satisfactions de ma carrière»
L’apprentissage a été long et difficile, mais après trois tours de phase finale gagnés contre tous les pronostics par les Knicks, Marcus Camby a enfin conquis New York, devenant le symbole et l’âme de l’équipe new-yorkaise et faisant momentanément oublier l’absence pour blessure de son pivot et capitaine Patrick Ewing. Après deux années à Toronto, voilà Camby, drafté en première position en 1996 par la franchise canadienne, en passe de disputer à 25 ans sa première finale NBA face à San Antonio. Son transfert à New York à l’amorce de la saison avait pourtant été loin de faire l’unanimité parmi les partisans des Knicks. Décrié pour son physique frêle, Camby, bien qu’ayant obtenu le titre de meilleur contreur de la saison en 1998 (3,6 tirs bloqués par match), était précédé de la réputation d’un...