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Actualités - Reportages

Abdel Meneem Ariss : réprimer les infractions (photo)

Abdel Meneem Ariss, président du conseil municipal de Beyrouth, s’est penché sur le dossier de la Maison de l’Artisan. Mais toutes les données ne sont pas en sa possession, et le sujet est du ressort du mohafez de la capitale. Les décisions qui reçoivent l’aval du Conseil des ministres et du mohafez n’appartiennent pas au domaine de la présidence de la municipalité, laquelle a un rayon d’action plutôt restreint. Il donne donc son avis personnel, en tant que président d’une municipalité à problèmes mais aussi en tant qu’ingénieur civil. «Ce bâtiment, propriété de la municipalité de Beyrouth, déclare M. Ariss, a été mis à la disposition du ministère des Affaires sociales le 13 octobre 1993. Le ministère a donc signé un accord avec la société Capital Restaurant, autrement dit Idarat, pour la gérance et la transformation d’une partie du bâtiment et ses terrasses en restaurant, en fonction de plans ayant reçu l’aval du Conseil des ministres. Ce contrat, établi ( en décembre 1997) sur 25 ans, stipule que la société privée veillera parallèlement à la réhabilitation de la salle d’exposition de la Maison de l’Artisan». «En fait, ajoute le président de la municipalité de Beyrouth, nous ne nous sommes mêlés que d’une chose, c’est de nous assurer qu’un pourcentage des revenus du restaurant reviendra à la municipalité elle-même en tant que propriétaire du terrain et non au ministère des Affaires sociales. Cette assurance, nous l’avons obtenue en 1997». Quant au problème de la modification des plans, M. Ariss trouve que chaque propriétaire est libre de transformer sa propriété à sa guise, surtout après des dégâts aussi considérables que ceux occasionnés par la guerre, et du fait que la majorité du projet est devenue un restaurant. Il est cependant convaincu qu’il faudrait idéalement respecter le plus proche possible l’esprit du concepteur et l’objectif de la construction initiale, ayant lui-même un penchant personnel pour les bâtisses traditionnelles et préférant rénover une construction plutôt que la démolir. Mais la Maison de l’Artisan telle qu’elle se présente aujourd’hui, complètement défigurée et bizarrement bariolée, il ne l’a pas encore vue. Et n’ayant pas pris part à la décision de modifier les plans d’origine, il ne peut donner son avis sur les raisons qui ont poussé l’ancien mohafez et le ministère des Affaires sociales à donner leur aval aux nouveaux plans de conceptions. Abdel Mennem Ariss ne sait pas si le bâtiment de la Maison de l’Artisan est actuellement en infraction, les plans ayant été approuvés par l’ancien mohafez Nicolas Saba, l’ancien conseil municipal et le Conseil des ministres de l’époque. Tout en promettant de revoir le dossier conjointement avec le mohafez, il ajoute que «s’il y a infraction, elle sera traitée comme n’importe quel dossier, car nous voulons réprimer les infractions et non les encourager». Mais, nous le savons, les prérogatives de la municipalité sont limitées et la balle est dans le camp du mohafez. À lui donc d’étudier le dossier, et d’en voir les irrégularités tant au niveau du permis, signé le 27 décembre 1998, donc longtemps après le début des travaux, qu’au niveau de l’embauche d’un décorateur étranger sans l’accord de l’Ordre des ingénieurs. Quant au respect du code de déontologie, peut-être qu’un jour il entrera dans les mœurs de notre pays…
Abdel Meneem Ariss, président du conseil municipal de Beyrouth, s’est penché sur le dossier de la Maison de l’Artisan. Mais toutes les données ne sont pas en sa possession, et le sujet est du ressort du mohafez de la capitale. Les décisions qui reçoivent l’aval du Conseil des ministres et du mohafez n’appartiennent pas au domaine de la présidence de la municipalité, laquelle a un rayon d’action plutôt restreint. Il donne donc son avis personnel, en tant que président d’une municipalité à problèmes mais aussi en tant qu’ingénieur civil. «Ce bâtiment, propriété de la municipalité de Beyrouth, déclare M. Ariss, a été mis à la disposition du ministère des Affaires sociales le 13 octobre 1993. Le ministère a donc signé un accord avec la société Capital Restaurant, autrement dit Idarat, pour la...