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Actualités - Interviews

Miles Stoby : gare à la marginalisation de l'organisation internationale(photo)

Venu au Liban, pour assister aux premières conférences régionales sur la réforme des Nations unies, qui se sont tenues à Beyrouth les 23 et 24 mai dernier, M. Miles Stoby, secrétaire général adjoint des Nations unies, a mis en garde, dans une interview à L’Orient-Le Jour, contre une «éventuelle» marginalisation des Nations unies dans le règlement des conflits futurs. Pour quelles raisons faut-il entreprendre une réforme des Nations unies ? M. Stoby répond que «cinquante ans d’existence ainsi qu’un nouveau millénaire représentent une bonne opportunité pour évaluer ce que l’institution est en train de faire». Et de souligner «la nécessité de considérer les avantages de l’organisation et les erreurs commises». Évoquant le rôle des Nations unies dans le monde arabe, le secrétaire général adjoint des Nations unies a indiqué que «d’une part, l’institution mondiale a été marginalisée, particulièrement dans certains domaines concernant cette région mais, d’autre part, il existe toujours un espoir immense dans le rôle que pourraient jouer les Nations unies». Le rôle des Nations unies dans les années à venir Quel sera donc le rôle que joueront les Nations unies dans les années à venir, vont-elles s’investir encore dans les domaines du développement et de l’humanitaire ou bien récupéreront-elles leur rôle, marginalisé, d’instance de paix ? Pour M. Stoby, «les Nations unies ne sont pas marginalisées dans le domaine de la paix, mais l’institution est en danger d’être marginalisée». «Il ne faut pas que ce danger se transforme en fait réel», dit-il. «Tous les problèmes politiques majeurs sont toujours résolus au sein des Nations unies», a-t-il souligné en notant que «c’est la seule instance capable de légitimer un conflit et de le résoudre». Et de poursuivre que «dans l’avenir les Nations unies joueront un rôle équilibré entre la paix et la sécurité d’une part et le développement durable d’autre part». Se penchant sur le concept de développement durable, il a indiqué que les Nations unies pourront agir efficacement dans deux domaines : établir les bases de politiques de développement sur le plan international à travers des conférences, des sommets, et des plans d’action ainsi qu’œuvrer sur le terrain dans différents pays du monde pour la promotion de ce développement (droits de la femme, droits de l’homme, population…). Quel sera le rôle des Nations unies dans le domaine des échanges économiques et commerciaux, qui se font de plus en plus à travers des alliances bilatérales, de blocs régionaux et d’accords mondiaux comme l’OMC ? Le secrétaire général adjoint a souligné l’importance de la Banque mondiale en notant que «des flux financiers importants sont assurés par les Nations unies notamment à travers la Banque mondiale vers les pays en développement». Et d’ajouter : «Les Nations unies ne devraient pas être présentes partout, plusieurs problèmes peuvent être réglés sans l’aide de l’institution mondiale».
Venu au Liban, pour assister aux premières conférences régionales sur la réforme des Nations unies, qui se sont tenues à Beyrouth les 23 et 24 mai dernier, M. Miles Stoby, secrétaire général adjoint des Nations unies, a mis en garde, dans une interview à L’Orient-Le Jour, contre une «éventuelle» marginalisation des Nations unies dans le règlement des conflits futurs. Pour quelles raisons faut-il entreprendre une réforme des Nations unies ? M. Stoby répond que «cinquante ans d’existence ainsi qu’un nouveau millénaire représentent une bonne opportunité pour évaluer ce que l’institution est en train de faire». Et de souligner «la nécessité de considérer les avantages de l’organisation et les erreurs commises». Évoquant le rôle des Nations unies dans le monde arabe, le secrétaire général adjoint des...