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Actualités - Chronologie

Combats et frappes à deux pas de la frontière albanaise (photo)

Les opérations militaires au Kosovo se sont rapprochées de très près de l’Albanie lundi, les avions de l’Otan ayant bombardé des positions serbes tout proches de la frontière, alors que les orgues de Staline serbes appuyaient d’intenses tirs d’artillerie. Des avions de l’Otan ont bombardé à au moins six reprises et sur plus de six heures des positions serbes situées à quelques dizaines de mètres du poste frontalier de Morina, pour la première fois depuis le début des hostilités le 24 mars, point d’orgue d’une tension que l’on sentait croître depuis quelques jours. Parallèlement, les tirs d’artillerie serbes, épaulés par des orgues de Staline (Katioucha), ont résonné toute la journée dans les collines avoisinantes, et pour la deuxième journée consécutive, des obus de mortier ont marqué la montagne de gros nuages de poussière, à environ 500 mètres à l’intérieur du territoire albanais. Les douaniers, effrayés, ont abandonné en fin d’après-midi le triste bâtiment beige marquant la frontière et se sont repliés 300 m en arrière, trouvant abri dans les bunkers construits du temps du dictateur communiste albanais Enver Hoxha. «Ils ont très peur d’être transformés en “dommages collatéraux” de l’Otan, et ils sentent les Serbes de plus en plus nerveux», a commenté une source humanitaire. Le théâtre des combats se situe dans les montagnes Pashtrik, au Kosovo et en Albanie, une région où l’Armée de libération du Kosovo (UCK) a lancé une offensive la semaine dernière. L’UCK tente d’ouvrir un deuxième corridor à l’intérieur de la province séparatiste, pour élargir son accès, actuellement limité à la zone de Tropoja, plus au nord. La valse des avions de l’Otan, larguant des bombes sur les positions serbes, s’est poursuivie sans relâche lundi, avec une intensité sans précédent dans cette région. «J’ai vu une bombe tomber au milieu d’une vingtaine de soldats serbes, à 200 mètres de la frontière», a assuré un réfugié qui venait d’arriver à Morina. Une épaisse fumée noire s’élevait juste derrière le poste-frontière et au-dessus du village kosovar de Planeja, bombardé en début d’après-midi par l’Otan. Les tirs d’armes automatiques résonnaient dans les montagnes. Au milieu des bombardements, environ 150 réfugiés – dont de nombreux hommes libérés de la prison de Mitrovica (nord) – ont franchi la frontière au poste de Morina. Depuis neuf jours, près de 2 500 prisonniers, des hommes de 14 à 60 ans, souvent en très mauvaises conditions physiques, sont arrivés en Albanie. «Nous ne pouvons pas évaluer leur nombre exact aujourd’hui dans ces circonstances. C’est un cauchemar», a déclaré le porte-parole du Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR) sur place, Rupert Colville. «Nous avons eu peur en arrivant à la douane serbe, parce que des douaniers, un peu plus loin, ont commencé à tirer», a déclaré l’un de ces réfugiés, qui traversait la frontière au moment même où l’Otan bombardait. Selon un soldat de l’UCK ayant requis l’anonymat, 2 000 à 3 000 combattants kosovars sont déployés dans les montagnes Pashtrik, et une partie d’entre eux ont pénétré à 500 mètres à l’intérieur du Kosovo. Selon lui, l’UCK tient depuis la semaine dernière le village kosovar de Gorozhup, situé juste à la frontière, à quelques kilomètres au-dessus de Planeja. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Kruma (nord de Kukes) avait noté la semaine dernière un net renforcement de l’UCK dans la zone. Lundi matin, Rupert Colville avait souligné la dégradation de la situation à la frontière et la militarisation croissante de la zone.
Les opérations militaires au Kosovo se sont rapprochées de très près de l’Albanie lundi, les avions de l’Otan ayant bombardé des positions serbes tout proches de la frontière, alors que les orgues de Staline serbes appuyaient d’intenses tirs d’artillerie. Des avions de l’Otan ont bombardé à au moins six reprises et sur plus de six heures des positions serbes situées à quelques dizaines de mètres du poste frontalier de Morina, pour la première fois depuis le début des hostilités le 24 mars, point d’orgue d’une tension que l’on sentait croître depuis quelques jours. Parallèlement, les tirs d’artillerie serbes, épaulés par des orgues de Staline (Katioucha), ont résonné toute la journée dans les collines avoisinantes, et pour la deuxième journée consécutive, des obus de mortier ont marqué la...