Et puis un jour, les mamans meurent. Elles meurent mais ne s’en vont pas. On ne les perd pas. Les mamans meurent pour rester belles, pour ne pas s’abîmer en vieillissant, pour rester, elles, les mamans de leurs enfants. Les mamans ne partent pas. Elles meurent un jour pour qu’on ne les «perde» pas. Cette mort, on passe sa vie à s’y préparer, à se construire pour y survivre. Survivre n’est pas le mot. Ce n’est pas ce que les mamans souhaiteraient que l’on fasse après leur mort. Ce qu’elles veulent, c’est que l’on soit heureux pour toujours, c’est la preuve disent-elles que l’éducation donnée a réussi. C’est leur seule demande. L’enfant, par fidélité, par loyauté, essaie de respecter cette volonté. Et le désir de la maman est plus fort que la douleur de l’enfant. L’enfant aime trop sa mère pour lui déplaire. La combler a toujours été le vrai, le grand projet de sa vie. Alors, se passe une chose étrange, il console lui-même les autres de la mort de cette femme. Mais parce que lui seul sait qu’au-delà d’une douleur sans nom, il porte en lui, à tout instant et pour toujours, celle que les autres croient partie. Lui seul sait que sa maman circule dans ses veines, qu’elle est l’air qu’il respire. Lui seul sait que leur amour est au-delà des morts humaines. La mère porte son enfant même dans sa mort. Les mamans meurent mais elles sont éternelles. Cela, l’enfant le sait.
Et puis un jour, les mamans meurent. Elles meurent mais ne s’en vont pas. On ne les perd pas. Les mamans meurent pour rester belles, pour ne pas s’abîmer en vieillissant, pour rester, elles, les mamans de leurs enfants. Les mamans ne partent pas. Elles meurent un jour pour qu’on ne les «perde» pas. Cette mort, on passe sa vie à s’y préparer, à se construire pour y survivre. Survivre n’est pas le mot. Ce n’est pas ce que les mamans souhaiteraient que l’on fasse après leur mort. Ce qu’elles veulent, c’est que l’on soit heureux pour toujours, c’est la preuve disent-elles que l’éducation donnée a réussi. C’est leur seule demande. L’enfant, par fidélité, par loyauté, essaie de respecter cette volonté. Et le désir de la maman est plus fort que la douleur de l’enfant. L’enfant aime trop sa mère...
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