M. Najah Wakim, député de Beyrouth, s’est dit étonné de voir que le Conseil des ministres avait décidé de maintenir à leurs postes MM. Abdel-Hamid Nasser, vice-président de la Caisse des déplacés, et Ibrahim Charara, membre du conseil d’administration de la Caisse, affirmant qu’il s’attendait à ce que des comptes soient demandés à tous les responsables de ce fonds autonome. Dans une déclaration qu’il a faite hier, M. Wakim a estimé qu’une réforme doit être «à 100 % irréprochable pour que les objectifs escomptés à travers ce processus puissent être atteints». Il a ensuite énuméré les abus qui ont été commis, selon lui, au nom du financement du retour des déplacés : «Des sommes énormes ont été dépensées en 1996 et en 1998 non pas pour repeupler les villages abandonnés par leurs habitants mais à des fins électorales. Les responsables de la Caisse ont de plus fait fortune au détriment des déplacés». Selon M. Wakim, le maintien de MM. Nasser et Charara à leurs postes «compromet le processus de réforme d’autant qu’en raison de leur réputation les deux hommes n’auraient pas dû être de nouveau nommés à la direction de la Caisse». Le député de Beyrouth a demandé au gouvernement de fournir des précisions au sujet de la dilapidation des fonds à la Caisse des déplacés et d’expliquer les raisons pour lesquelles M. Nasser a été reconduit à la vice-présidence de la Caisse des déplacés et M. Charara désigné comme membre de ce fonds autonome. M. Wakim a conclu en affirmant que depuis le dernier Conseil des ministres, «un sentiment de déception ainsi que des doutes ont commencé à s’emparer des Libanais».
M. Najah Wakim, député de Beyrouth, s’est dit étonné de voir que le Conseil des ministres avait décidé de maintenir à leurs postes MM. Abdel-Hamid Nasser, vice-président de la Caisse des déplacés, et Ibrahim Charara, membre du conseil d’administration de la Caisse, affirmant qu’il s’attendait à ce que des comptes soient demandés à tous les responsables de ce fonds autonome. Dans une déclaration qu’il a faite hier, M. Wakim a estimé qu’une réforme doit être «à 100 % irréprochable pour que les objectifs escomptés à travers ce processus puissent être atteints». Il a ensuite énuméré les abus qui ont été commis, selon lui, au nom du financement du retour des déplacés : «Des sommes énormes ont été dépensées en 1996 et en 1998 non pas pour repeupler les villages abandonnés par leurs habitants...
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