Le mariage de Caroline de Monaco et du prince Ernst- August de Hanovre s’est déroulé dans une stricte intimité. Pour la cinquantaine de rédacteurs, cameramen et photographes qui avaient fait le pied de grue depuis l’aube, cette union princière s’est résumée aux deux battements de la lourde porte adjacente à l’entrée principale du Palais de la Principauté. Les deux monospaces de couleur métallisée composant le «modeste» cortège des futurs époux accompagnés de leurs enfants, sont arrivés en trombe en fin de matinée, avant de ressortir, à la même allure deux heures plus tard. Les sujets monégasques ont respecté la stricte intimité souhaitée par «leur» famille princière. «Je suis très émue, raconte cette commerçante de la Place d’Armes. J’en ai les larmes aux yeux et elle mérite bien un peu de bonheur après tout ce qu’elle a vécu». Cette autre, plus âgée, s’est dite «étonnée par la nouvelle». «Je pensais qu’elle était déjà mariée. Les journaux italiens l’avaient déjà annoncé. Nous à Monaco, on ne sait jamais rien, mais tant mieux pour elle». «Monde magique» Sur la Place, surpris par cette agitation médiatique, deux couples d’Andorrans familiers des séjours dans cette autre principauté, ne masquaient pas leur déception après avoir appris «la nouvelle». «Il n’y a pas grand monde pour un tel événement. Il faut vivre avec son siècle, mais c’est tout de même étonnant», disent-ils. Un peu plus loin, deux dames apparemment égarées au milieu de la cohorte de «professionnels», se sont montrées plus en phase avec l’actualité des magazines people. «Nous sommes en vacances et dès que nous avons appris l’annonce du mariage, nous sommes aussitôt venues. Pour moi, Caroline fait partie de ce monde magique», explique l’une d’elle. «C’est une belle alliance, mais le plus important c’est qu’ils s’aiment». En milieu d’après-midi, les contre-allées et abords du Palais ont retrouvé le calme qui sied si bien à cette Principauté. Le ballet des camionnettes des traiteurs de la Société des bains de mer (SBM) et des fleuristes au «Clos Saint-Pierre», propriété de l’aînée des Grimaldi, où le couple a aussitôt trouvé refuge, a été le dernier témoignage de cette journée particulière. Des policiers en tenue, derrière les barrières, ont empêché quiconque d’approcher la villa. Étiquette Depuis plusieurs mois, l’observation méticuleuse de l’étiquette avait accrédité les rumeurs d’une officialisation de la liaison. Ernst-August est le chef d’une des plus ancienne Maisons d’Europe, cousin des Windsor et des Bourbon d’Espagne. La princesse Caroline est l’aînée de la descendance des Grimali et seconde dans la succession au trône après le prince héréditaire Albert. Outre les procès intentés à la presse à sensation et quelques heurts avec les paparazzis, nul n’ignorait plus l’existence d’une relation entre eux. On les avait vus un peu partout ensemble, en Allemagne, au Kenya, à Saint- Tropez, en Corse, mais la présence de Ernst-August le 8 août dernier à la table du souverain lors du Bal de la Croix-Rouge rose avait fait sensation. Lors de ce bal, donné dans la salle des Étoiles du Sporting de Monte-Carlo décorée de dizaines de milliers de roses et dont les 900 convives avaient payé 6 000 francs leur couvert, le prince de Hanovre était arrivé, légèrement en retrait de la famille Grimaldi au complet. Il s’était ensuite installé à la table de Rainier et aux côtés de la princesse, témoignage d’un consentement tacite du prince souverain à leur amour. La dernière étape vers le mariage a exactement une semaine: samedi soir, pour la «soirée du prince» du 23e Festival international du cirque de Monte-Carlo, Ernst-August avec ses deux fils, Ernst-August, 15 ans et Christian 13 ans, s’installaient avec Caroline et deux de ses enfants, Andrea, 14 ans, et Charlotte, 12 ans, à côté du prince Rainier, du prince héritier Albert et de la princesse Stéphanie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le mariage de Caroline de Monaco et du prince Ernst- August de Hanovre s’est déroulé dans une stricte intimité. Pour la cinquantaine de rédacteurs, cameramen et photographes qui avaient fait le pied de grue depuis l’aube, cette union princière s’est résumée aux deux battements de la lourde porte adjacente à l’entrée principale du Palais de la Principauté. Les deux monospaces de couleur métallisée composant le «modeste» cortège des futurs époux accompagnés de leurs enfants, sont arrivés en trombe en fin de matinée, avant de ressortir, à la même allure deux heures plus tard. Les sujets monégasques ont respecté la stricte intimité souhaitée par «leur» famille princière. «Je suis très émue, raconte cette commerçante de la Place d’Armes. J’en ai les larmes aux yeux et elle mérite bien un peu de...