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Actualités - Chronologie

Pas de concessions politiques pour faire plaisir à Albright, affirme Sharon

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Ariel Sharon, a indiqué mardi qu’Israël ne ferait pas de concessions politiques pour obtenir une visite du secrétaire d’État Madeleine Albright. «Les relations avec les États-Unis sont bonnes et stables, mais un État n’a pas à payer pour une rencontre», a affirmé M. Sharon, qui était interrogé à la radio sur le refus de Mme Albright de faire une escale en Israël lors de sa prochaine tournée au Moyen-Orient. «C’est le droit et le devoir du gouvernement de défendre nos intérêts cruciaux», a ajouté M. Sharon. Le chef de la diplomatie a également accusé une nouvelle fois l’Autorité palestinienne d’avoir accumulé «d’importantes quantités d’armes, tels que des roquettes antichars et antiaériennes, des mines, des mortiers des grenades, en violation des accords conclus avec Israël». «Nous respecterons nos engagements, même durant la période électorale, à condition que les Palestiniens en fassent autant», a ajouté M. Sharon. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé de reporter sine die les deux retraits militaires israéliens en Cisjordanie qui devaient intervenir le mois dernier et en janvier conformément à l’accord de Wye Plantation signé en octobre dernier. M. Sharon a fait ces déclarations au lendemain de l’annonce par le département d’État américain que Mme Albright se rendra successivement à Ryad et au Caire à la fin du mois. Mme Albright s’était déja abstenue de rencontrer M. Sharon lors de la visite que le chef de la diplomatie israélienne avait effectuée à la fin de la semaine dernière à New York. Le président américain Bill Clinton avait annoncé à l’occasion de sa visite à Gaza à la mi-décembre que Mme Albright se rendrait dans la région dans les semaines suivantes. Lundi, le porte-parole du département d’État, James Rubin, avait indiqué que «comme cet accord de Wye signé le 23 octobre dernier n’est pas appliqué, ce voyage (de Mme Albright) n’est plus désormais à l’ordre du jour». L’émissaire spécial américain Dennis Ross s’est en revanche entretenu mardi avec M. Netanyahu puis avec le président palestinien Yasser Arafat. M. Ross a participé avec d’autres personnalités étrangères à la réunion lundi du Centre Pérès pour la paix, fondé par l’ancien Premier ministre travailliste. Les commentateurs israéliens estiment que l’accord de Wye Plantation sera gelé jusqu’aux prochaines élections législatives anticipées en Israël le 17 mai et le 1er juin prochains.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Ariel Sharon, a indiqué mardi qu’Israël ne ferait pas de concessions politiques pour obtenir une visite du secrétaire d’État Madeleine Albright. «Les relations avec les États-Unis sont bonnes et stables, mais un État n’a pas à payer pour une rencontre», a affirmé M. Sharon, qui était interrogé à la radio sur le refus de Mme Albright de faire une escale en Israël lors de sa prochaine tournée au Moyen-Orient. «C’est le droit et le devoir du gouvernement de défendre nos intérêts cruciaux», a ajouté M. Sharon. Le chef de la diplomatie a également accusé une nouvelle fois l’Autorité palestinienne d’avoir accumulé «d’importantes quantités d’armes, tels que des roquettes antichars et antiaériennes, des mines, des mortiers des grenades, en violation des...