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Actualités - Chronologie

Processus de paix Sharon cherche à rassurer l'Europe

Le ministre israélien des Affaires étrangères Ariel Sharon qui effectue une visite aujourd’hui en Allemagne va tenter de calmer les critiques de l’Union européenne sur le gel du processus de paix. M. Sharon doit rencontrer pour la première fois son nouvel homologue allemand Joschka Fischer. «Cette visite est d’autant plus importante que l’Allemagne a pris la présidence de l’Union européenne» le 1er janvier, a indiqué Aviv Shiron, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «M. Sharon va expliquer les positions israéliennes et répondre aux critiques émises par les Quinze», a-t-il ajouté. M. Sharon doit notamment évoquer l’échéance du 4 mai, date d’expiration des accords d’Oslo sur l’autonomie, à laquelle les Palestiniens entendent proclamer leur État indépendant. Selon le quotidien Haaretz, citant des sources israéliennes, l’Allemagne estime que le président palestinien Yasser Arafat devrait reporter la déclaration d’indépendance, notamment en raison de la proximité des élections générales en Israël les 17 mai et 1er juin. Un porte-parole de l’ambassade d’Allemagne à Tel-Aviv a refusé de commenter cette information. Le gouvernement de M. Benjamin Netanyahu a menacé de procéder à l’annexion de la partie de la Cisjordanie encore sous occupation israélienne si M. Arafat passait aux actes. Le gel du processus de paix a été critiqué par l’UE qui, dans un communiqué publié le 23 décembre, a «regretté profondément la décision du gouvernement israélien» de reporter sine die un retrait militaire en Cisjordanie prévu en décembre. Israël a rejeté cette déclaration en soulignant qu’elle était «fondée sur des erreurs» et qu’elle reflétait «une vue complètement fausse de la situation». Selon les responsables israéliens, cette tension a déjà eu des retombées concrètes. Les Quinze ont refusé fin décembre de donner le feu vert à la participation d’Israël à un très important programme-cadre de recherches et de développement doté d’un budget de 14,9 milliards d’euros (17,6 milliards de dollars) sur quatre ans. L’État hébreu avait été partie prenante du précédent programme arrivé à expiration à la fin de 1998. «Il est dommage que certains pays européens aient décidé de politiser ce dossier», souligne un responsable des Affaires étrangères, qui requiert l’anonymat. Selon la presse israélienne, c’est la France qui souhaite imposer un lien entre ce programme et le processus de paix. L’ambassade de France à Tel-Aviv a réagi en soulignant que la participation d’Israël dans ce programme «est souhaitaitable dans son principe». «Toutefois, il est clair qu’une telle décision revêt une dimension politique dans le cadre de la relance du processus de paix et de mise en œuvre» de l’accord de Wye, a précisé l’ambassade. Le porte-parole de l’ambassade d’Allemagne, considérée comme le pays le plus favorable à Israël au sein de l’Union européenne, a en revanche souligné que la participation d’Israël à ce programme «n’a rien à voir avec le processus de paix, il s’agit d’un dossier technique, qui doit être réglé par un consensus à Bruxelles», a ajouté le porte-parole. Une approche dont se félicite Israël. «Nous rendons hommage à la position de Bonn, car nous ne demandons pas une faveur. Israël a été le seul pays non-européen à prendre part au précédent programme en participant à 326 projets dans les domaines de l’énergie, des télécommunications, de la bio-technologie et de l’informatique», a souligné le responsable des Affaires étrangères. Israël est prêt à payer son droit d’entrée pour le nouveau programme, qui s’élève à 160 millions de dollars sur quatre ans, a-t-il dit.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Ariel Sharon qui effectue une visite aujourd’hui en Allemagne va tenter de calmer les critiques de l’Union européenne sur le gel du processus de paix. M. Sharon doit rencontrer pour la première fois son nouvel homologue allemand Joschka Fischer. «Cette visite est d’autant plus importante que l’Allemagne a pris la présidence de l’Union européenne» le 1er janvier, a indiqué Aviv Shiron, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «M. Sharon va expliquer les positions israéliennes et répondre aux critiques émises par les Quinze», a-t-il ajouté. M. Sharon doit notamment évoquer l’échéance du 4 mai, date d’expiration des accords d’Oslo sur l’autonomie, à laquelle les Palestiniens entendent proclamer leur État indépendant. Selon le quotidien...