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Actualités - Reportage

Festival de Byblos Coup d'envoi avec Yasmine de Roméo Lahoud(photos)

Pour sa deuxième édition, le festival de Byblos présente en ouverture, ce 30 juillet, «Yasmine», une comédie musicale de Roméo Lahoud. Avec dans le rôle principal Salwa Katrib entourée de quelque 80 comédiens, danseurs, figurants et musiciens. Dans le vieux port, sur une scène spacieuse, le metteur en scène, également scénariste, mélodiste et compositeur, a recréé le décor d’un village libanais de l’époque ottomane. Tout y est, de la modeste maison en pierre au toit en terrasse au pont Nahr Ibrahim, en modèle réduit, en passant par l’inévitable fontaine sur la place. Le spectacle est tissé autour de l’histoire d’une femme, «Yasmine», qui retourne au village natal, dans le Liban sous mandat français, après 25 ans d’exil. Elle se souvient des événements qui l’on contrainte à quitter. Flash-back donc sur une révolte de paysans menée par le fiancé de Yasmine contre l’oppresseur ottoman. Sur fond d’intrigues révolutionnaires et de querelles de clocher entre villageois (des personnages sympathiques), une histoire d’amour qui porte en elle la nostalgie d’une certaine image du Liban... Comédie nostalgique au sujet pourtant d’actualité. «Depuis 7000 ans les occupations n’ont cessé de se succéder au Liban», rappelle Roméo Lahoud. «Le pays reste d’ailleurs très occupé», souligne-t-il dans un sourire sous-entendu. «Dans «Yasmine» j’ai voulu montrer l’éternel esprit de résistance de ce petit peuple, qui a toujours subi les occupations des grandes puissances. Alors que dans leur majorité ces dernières ont disparu, le Liban est toujours là. Et cela, à cause de cette poignée d’hommes qui veulent que leur pays survive». Attaché à sa terre, Roméo Lahoud l’est certainement. Ses racines «amchiotes» encore bien ancrées l’ont d’ailleurs poussé à recruter des comédiens et des chanteurs de la région. Dont Assaad Rouchdane, Paul Sleiman, Joseph Abi-Khalil, Maguy Badawi, Juliano, Nadim Salem (pas le ministre!)... Le spectacle en deux actes et deux heures (avec entracte) a nécessité quelque huit mois de travail entre préparation du scénario et des dialogues, répétitions, mise au point de la musique de fond signée Boghos Gélalian, des 12 mélodies composées par Roméo Lahoud et Elie Choueiri, ainsi que la conception par Papou Lahoud Saadé des costumes. Deux cent cinq tenues de paysans libanais du début du siècle. «L’action de la pièce se déroule de 1895 à 1920», indique Papou Lahoud. «C’est une époque moins intéressante au niveau de l’habit populaire que le 18e ou le 19e siècle, plus riches en broderies et ornements. D’où la difficulté à dessiner des vêtements de scène à la fois sobres, puisque ce sont des tenues de paysans, et qui soient cependant attrayants aux yeux des spectateurs». L’inspiration, Papou Lahoud l’a cherchée surtout auprès des têtes blanches de Amchit, son village d’origine, et des contrées alentour. Mais aussi en feuilletant d’anciens albums de famille. Dans des cotonnades légères — l’action se déroule en été — et des tissus souples pour favoriser les mouvements des danseurs, les couturières ont taillé des robes à broderies fleuries sur cherwal à volants pour les femmes, assorties à des coiffes et simples fichus pour les jours ordinaires ou écharpes à bord en crochets pour les festivités. Et pour les hommes: jaquette «frenji» (occidentale) et gilet brodé sur cherwal avec en couvre-chef keffyeh et agal, ou tarbouche. «Yasmine est une comédie musicale et non une opérette», tient à préciser Roméo Lahoud. «Il n’y a pas de dialogue musical mais des chansons en rapport avec l’histoire». Ce soir, l’avant-première est offerte aux habitants de la région de Jbeil. Les représentations, elles, se dérouleront les 30 et 31 juillet ainsi que les 1er, 6 et 8 août, à 21 heures précises.
Pour sa deuxième édition, le festival de Byblos présente en ouverture, ce 30 juillet, «Yasmine», une comédie musicale de Roméo Lahoud. Avec dans le rôle principal Salwa Katrib entourée de quelque 80 comédiens, danseurs, figurants et musiciens. Dans le vieux port, sur une scène spacieuse, le metteur en scène, également scénariste, mélodiste et compositeur, a recréé le décor d’un village libanais de l’époque ottomane. Tout y est, de la modeste maison en pierre au toit en terrasse au pont Nahr Ibrahim, en modèle réduit, en passant par l’inévitable fontaine sur la place. Le spectacle est tissé autour de l’histoire d’une femme, «Yasmine», qui retourne au village natal, dans le Liban sous mandat français, après 25 ans d’exil. Elle se souvient des événements qui l’on contrainte à quitter. Flash-back...