La Turquie a célébré vendredi le 75e anniversaire du traité de Lausanne qui signifie la première reconnaissance par les puissances occidentales de l’Etat turc moderne fondé par Mustafa Kemal Atatürk sur les ruines de l’Empire ottoman. «La signature du traité de Lausanne a montré que la Turquie ne pouvait pas renoncer à son indépendance, à sa liberté et à ses droits dans les pires circonstances», a déclaré le président Suleyman Demirel. «C’est le seul traité à garder encore sa validité» parmi les traités conclus pour mettre fin à la Première Guerre mondiale, a pour sa part souligné le président du Parlement Hikmet Cetin. «Pour la Turquie, le traité de Lausanne a été une victoire à la fois sur le champ de bataille et sur le plan diplomatique, et a constitué l’une des étapes importantes menant à la République», a indiqué de son côté le premier ministre Mesut Yilmaz. La fin de l’occupation grecque Pour la Turquie actuelle, le traité de Lausanne est le fondement même de son existence et de son appartenance à la communauté des nations. Il a été signé le 24 juillet 1923 entre le gouvernement du Parlement turc dirigé par Mustafa Kemal Atatürk et les puissances signataires du traité de Sèvres, à l’issue d’une conférence de paix organisée de novembre 1922 à juillet 1923 à Lausanne en Suisse, qui faisait suite aux années de lutte pour l’indépendance turque. Cette lutte fut menée de mai 1919 à octobre 1922 contre la Grèce qui occupait l’ouest de l’Anatolie et les puissances occidentales, dont la France, l’Italie et la Grande-Bretagne, qui occupaient Istanbul et d’autres zones du territoire turc. Le traité de Lausanne remplaça le traité de Sèvres, signé le 20 août 1920 entre les Ottomans et les puissances victorieuses. Ce traité, qui attribuait à la Grèce la région d’Izmir, sur la mer Egée, et plaçait la région d’Istanbul sous contrôle des alliés occidentaux, déclencha la lutte de libération de Mustafa Kemal. Le traité de Lausanne a défini les frontières de la république turque, qui récupérait des territoires sur la Grèce, et a mis fin aux privilèges financiers et économiques reconnus aux pays étrangers à l’époque ottomane. Il accordait en outre le statut de minorité aux juifs, aux Arméniens et aux Grecs, mais pas aux Kurdes, parce qu’ils étaient musulmans, à l’instar des Turcs, et vivaient dispersés à travers le pays, en grande majorité intégrés à la société turque. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Turquie a célébré vendredi le 75e anniversaire du traité de Lausanne qui signifie la première reconnaissance par les puissances occidentales de l’Etat turc moderne fondé par Mustafa Kemal Atatürk sur les ruines de l’Empire ottoman. «La signature du traité de Lausanne a montré que la Turquie ne pouvait pas renoncer à son indépendance, à sa liberté et à ses droits dans les pires circonstances», a déclaré le président Suleyman Demirel. «C’est le seul traité à garder encore sa validité» parmi les traités conclus pour mettre fin à la Première Guerre mondiale, a pour sa part souligné le président du Parlement Hikmet Cetin. «Pour la Turquie, le traité de Lausanne a été une victoire à la fois sur le champ de bataille et sur le plan diplomatique, et a constitué l’une des étapes importantes menant...