Pour la première fois, l’Afrique organise cette semaine au Mozambique, avec l’UNESCO, une conférence sur la gestion de ses zones côtières qui jouent un rôle capital dans l’équilibre des pays concernés et nécessitent, aujourd’hui, d’être protégées. L’Afrique compte au total 36.343 kilomètres de côtes longeant trente-huit des cinquante-trois Etats du continent, dont les économies sont étroitement liées aux ressources marines. Cette première «Conférence panafricaine sur la gestion intégrée des zones côtières dans une perspective durable» (PACSICOM) s’achèvera ce week-end à Maputo par une réunion d’une quarantaine de ministres africains de l’Environnement, qui adopteront une déclaration et un programme d’actions. Dans un premier temps, la Conférence rassemble, depuis le début de la semaine, une centaine de spécialistes qui ont dressé un état des côtes africaines et vont proposer des solutions pour enrayer leur dégradation. Le ministre de l’Environnement du Mozambique, Bernardo Ferraz, a rappelé, mardi, que «les côtes étaient une de nos plus précieuses ressources mais aussi une des plus vulnérables». Selon lui, «la gestion des zones côtières doit faire l’objet d’une attention prioritaire». Antima Toivo Ya Toivo, ministre namibien des Mines et de l’Energie, a insisté sur «l’énorme pression qui s’exerce sur les systèmes côtiers, qu’elle vienne des mines, du tourisme ou de la pêche». Mais le coût, social et écologique, de la perte d’un tel écosystème, à cause d’une gestion défaillante des ressources naturelles, peut dépasser de très loin les bénéfices économiques à court terme, a-t-il dit. «Il est clair, à la lumière de l’expérience des pays développés, qu’une approche sectorielle et fragmentaire de la gestion des côtes n’a plus de sens aujourd’hui», a expliqué le directeur adjoint de l’UNESCO pour les sciences naturelles, Maurizio Iaccarino. «Le plus grand défi auquel est confrontée cette conférence est de trouver une formule qui permettrait un usage équilibré des rivages maritimes tout en limitant les conflits parmi les utilisateurs», a-t-il ajouté. D’autant que la pêche, le tourisme, la pollution ou l’érosion dépendent d’administrations différentes qui ne coordonnent que rarement leurs actions. Co-organisée par le Mozambique, l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, le sens et la culture), le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement), la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et le gouvernement finlandais, cette conférence a commencé par un congrès technique qui doit adopter des recommandations et déterminer les actions à mener en priorité. Ses conclusions seront soumises à la conférence ministérielle qui va clôturer les travaux et adopter la «déclaration de Maputo» sur les principes d’un développement durable de toutes les régions africaines subissant l’influence de la mer. Experts de diverses disciplines dont des hydrologues, géologues et sociologues se sont efforcés de promouvoir une approche scientifique intégrant tous les aspects de la gestion des zones côtières et maritimes et encourageant les échanges d’idées et d’informations en matière de recherche, d’éducation et de formation liées à l’environnement marin. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pour la première fois, l’Afrique organise cette semaine au Mozambique, avec l’UNESCO, une conférence sur la gestion de ses zones côtières qui jouent un rôle capital dans l’équilibre des pays concernés et nécessitent, aujourd’hui, d’être protégées. L’Afrique compte au total 36.343 kilomètres de côtes longeant trente-huit des cinquante-trois Etats du continent, dont les économies sont étroitement liées aux ressources marines. Cette première «Conférence panafricaine sur la gestion intégrée des zones côtières dans une perspective durable» (PACSICOM) s’achèvera ce week-end à Maputo par une réunion d’une quarantaine de ministres africains de l’Environnement, qui adopteront une déclaration et un programme d’actions. Dans un premier temps, la Conférence rassemble, depuis le début de la semaine,...