Ça va jazzer vendredi et samedi au palais de Beiteddine. Betty Carter et McCoy Tyner y débarquent après avoir brûler les planches aux Etats-Unis, au Japon et en Europe. l Betty Carter considérée actuellement par les médias comme «the first lady of jazz» ou encore «the best jazz singer in the world» (Boston Phoenix, Entertainement Weeklee, New York Newsday etc.) se produira avec son trio Bruce Flowers ( piano), Neil Caine (contrebasse ) et Erie Harland ( batterie). Dès 1969, elle chante avec Charlie Parker, Dizzie Gillepsie et le public s’entasse comme des sardines pour écouter son pop hit «Baby it’s cold outside» chanté en duo avec Ray Charles... Décrochant en 1988 le Grammy awards pour «I’m yours, you’re mine» signé avec les éditions Verve, Betty Carter connaît alors une renommée internationale. Elle devient un des meilleurs ambassadeurs du jazz dans les plus prestigieuses salles de spectacles mais aussi à la Maison-Blanche où elle chante pour les présidents Carter et Clinton. Cultivant son indépendance et le créneau qu’elle s’est taillé dans le monde de la musique, l’artiste crée son propre label «Bet-Car» et lance de jeunes talents comme les pianistes John Hicks, Mulgrew Miller, Benny Green, Stephen Scott... ou les bassistes comme Michael Washington, Clarence Penn, Will Terrel... l McCoy Tyner qui s’est produit le 11 juillet dernier au Barbican Center, Londres, a été applaudi par les critiques, dont l’un écrit: «Des improvisations de McCoy Tyner se dégage une puissance particulière qui reste une des forces marquantes du jazz contemporain. Pianiste, visionnaire, il est vénéré pour sa contribution cruciale à la musique du quatuor de John Coltrane qui a fait école dans les années 60... En cette fin de siècle, il reste un des plus grands interprètes du jazz de la planète». McCoy Tyner (Grammy awards en 1992 puis en 1994 ) sera accompagné de son groupe «The Latin all stars», des solistes vedettes tels que Gary Bartz («the best alto saxophoniste» selon Melody Maker’s jazz); Claudio Rodit, trompettiste qui s’est produit pendant neuf ans avec Armstrong; Avery Sharpe contrebasse; Johny Martin, timbales; Giovanni Hidalgo, «maître incontesté du congas» qui a maintes fois enregistré et joué avec Dizzy Gillepsie, Eddy Palmieri ou encore Dave Valentin... Mais aussi Aaron Scott, batterie et le tromboniste Steve Turre qui «a le don de faire de la musique avec des conques, ce qui en soi vaut le déplacement» selon les critiques anglais. Betty Carter et McCoy Tyner... A eux deux, du choc en perspective.
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