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Actualités - Chronologie

GB : la crise asiatique n'a pas découragé les investisseurs étrangers

Les investissements étrangers, considérés depuis plusieurs années comme l’un des moteurs de l’économie britannique, ont continué d’affluer au Royaume-Uni en 1997/98, atteignant un niveau record, en dépit de la crise en Asie et la force de la livre sterling. Selon le rapport annuel du Bureau des investissements (IBB), publié mercredi, le nombre d’emplois dépendant des investissements étrangers réalisés en 1997/98 s’établit ainsi à 124.622 contre 100.395 lors de l’année record de 1993/94. «Le succès de cette année (en matière d’investissements étrangers) est particulièrement impressionnant face à la vigueur de la livre sterling, de la concurrence accrue en Europe et des difficultés rencontrées sur les marchés asiatiques», a estimé Robin Cook, le secrétaire au Foreign Office lors d’une conférence de presse. Au total, les entreprises étrangères ont investi 161 milliards de livres (262 milliards de dollars) au Royaume-Uni en 1997/98, relève l’IBB, une agence gouvernementale qui dépend à la fois du ministère du Commerce et de l’Industrie et du Foreign Office. Ces données tiennent cependant compte des prises de contrôle d’entreprises britanniques par des groupes étrangers. Elles ne portent pas seulement sur l’implantation de nouvelles capacités de production ou de fourniture de services qui ont permis de créer 45.937 emplois. «Le résultat de tout ceci est la preuve évidente de la confiance persistante des entreprises étrangères dans le Royaume-Uni», s’est félicitée à son tour Margaret Beckett, ministre de l’Industrie. Ce rapport constitue clairement un soulagement pour ceux qui redoutaient une baisse des investissements en Grande-Bretagne, en particulier de la part des groupes asiatiques. Fin juin, ces craintes avaient été ravivées par le report sine die d’un projet de construction d’une usine de semi-conducteurs en Ecosse par le Sud-Coréen Hyundai. Le rapport de l’IBB souligne néanmoins qu’à l’exception du Japon, les investissements de groupes asiatiques ne constituent que 2% du total des apports étrangers en Grande-Bretagne. Sur les 618 projets d’investissements étrangers engagés dans l’année, 82% ont été réalisés par des entreprises américaines. Les groupes japonais, en dépit de l’assèchement du crédit dans les banques nippones, se classent seconds en étant à l’origine de 58 projets (9% du total), suivi de l’Allemagne avec 56 projets (9%) et la France, avec 29 projets d’investissements (4,7%). Les multinationales japonaises restent puissantes grâce à leurs positions sur les marchés européen et américain, a expliqué Andrew Fraser, directeur général de l’IBB. «Alors que la région asiatique est dans la tourmente, la stabilité et la taille du marché européen sont extrêmement attirantes pour ces entreprises», a-t-il indiqué. La force de la livre sterling, qui a gagné jusqu’à 30% de sa valeur face aux grandes monnaies européennes en un an et demi, n’a pas davantage incité les groupes étrangers à se détourner de la Grande-Bretagne, qui offre par ailleurs un marché du travail peu réglementé et une fiscalité favorable aux entreprises. (AFP)
Les investissements étrangers, considérés depuis plusieurs années comme l’un des moteurs de l’économie britannique, ont continué d’affluer au Royaume-Uni en 1997/98, atteignant un niveau record, en dépit de la crise en Asie et la force de la livre sterling. Selon le rapport annuel du Bureau des investissements (IBB), publié mercredi, le nombre d’emplois dépendant des investissements étrangers réalisés en 1997/98 s’établit ainsi à 124.622 contre 100.395 lors de l’année record de 1993/94. «Le succès de cette année (en matière d’investissements étrangers) est particulièrement impressionnant face à la vigueur de la livre sterling, de la concurrence accrue en Europe et des difficultés rencontrées sur les marchés asiatiques», a estimé Robin Cook, le secrétaire au Foreign Office lors d’une conférence...