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Actualités - Chronologie

Brésil-France : en route vers la Penta (photos)

En route vers le «penta». Le Brésil essaiera de remporter son cinquième titre de champion du monde de football contre la France, en finale du Mondial-98, dimanche soir (22h00 heure de Beyrouth), au stade de France à Saint-Denis, en banlieue parisienne. L’équipe de France, pour sa part, portée par tout un pays, tentera de gagner son premier titre mondial. Présenté comme la finale du siècle par Pelé et la presse brésilienne, ce match est le plus important jamais disputé par les Français. Tout simplement parce que leur présence à ce stade de la compétition constitue une première pour le football français. C’est aussi la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde qu’une finale oppose le tenant du titre au pays organisateur. Les Français et leur sélectionneur se disent respectueux, mais nullement impressionnés par leurs adversaires. «Les Brésiliens sont les meilleurs du monde, mais avec notre enthousiasme et nos possibilités, nous pouvons gagner ce rendez-vous exceptionnel», estime Aimé Jacquet. Sur le papier, la «Seleçao» part cependant favorite. Tout plaide en sa faveur. Son glorieux passé — quatre couronnes mondiales 1958, 62, 70 et 94 –, son énorme expérience, le talent individuel, parlent pour elle. «Même chez elle, la France ne nous fait pas peur», assène Mario Zagallo. «Nous sommes sûrs de nous», renchérit Dunga, le capitaine. Les chances françaises paraissent cependant réelles. Outre l’avantage énorme de jouer à domicile, l’équipe de France dispose de la meilleure défense du monde. Des défenseurs intraitables, mais qui marquent également. Lilian Thuram a réussi un doublé en demi-finale contre la Croatie, Bixente Lizarazu a inscrit un but face à l’Arabie Séoudite et Laurent Blanc le but d’or en huitièmes de finale devant le Paraguay. Oui mais voilà, ce carré magique ne sera plus qu’un brelan d’as dimanche. Blanc, modèle de fair-play au cours de sa longue carrière, exclu du terrain mercredi pour un mauvais geste, est en effet privé de finale. Drame personnel pour le joueur, qui a révolté ses partenaires. «Il sera avec nous», clame le gardien Fabien Barthez. Malgré toute la valeur et l’expérience (15 sélections) de Frank Lebœuf, le «patron» de la défense de Chelsea, l’absence de Blanc constituera un réel handicap. Pas d’individuel sur Ronaldo Au milieu du terrain, Jacquet pourrait reconduire sa formule à trois récupérateurs, mais aussi innover dans un match tactique et placé sous le signe de la technique brésilienne. «Une chose est sûre, l’équipe de France pratiquera son jeu habituel», précise Zinedine Zidane. Il n’y aura pas d’individuel sur Ronaldo, l’ennemi public numéro un, «mais pas le seul, loin de là», s’empresse de souligner Marcel Dessailly. Le danger peut en effet venir de partout. De l’élégant et efficace gaucher Rivaldo, d’un Bebeto, même sur le déclin, d’un Cesar Sampaio, d’un Leonardo ou encore du très doué Denilson lorsqu’il entre en cours de rencontre. Enfin, bien sûr, des deux superbes défenseurs latéraux, Roberto Carlos et Cafu. Revers de la médaille, la «Seleçao» 98, plus portée sur l’offensive que sa devancière de 94, semble friable en défense. Si elle a marqué 14 buts en six matches, elle en a encaissé 7, dont deux contre la Norvège qui lui a infligé une défaite inattendue en match de poule (2-1). Comme le soulignent les Français, cette équipe brésilienne, qui a souffert en demi-finales contre les Pays-Bas (1-1, 4 tirs au but à 2), est «prenable». A condition d’avoir conservé suffisamment de ressources physiques, l’équipe de France, sur son mental et sa volonté, au paroxysme dimanche soir, paraît capable de réussir l’impossible. Le Brésil, lui, espère écrire une nouvelle page de son histoire, déjà si riche. (AFP)
En route vers le «penta». Le Brésil essaiera de remporter son cinquième titre de champion du monde de football contre la France, en finale du Mondial-98, dimanche soir (22h00 heure de Beyrouth), au stade de France à Saint-Denis, en banlieue parisienne. L’équipe de France, pour sa part, portée par tout un pays, tentera de gagner son premier titre mondial. Présenté comme la finale du siècle par Pelé et la presse brésilienne, ce match est le plus important jamais disputé par les Français. Tout simplement parce que leur présence à ce stade de la compétition constitue une première pour le football français. C’est aussi la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde qu’une finale oppose le tenant du titre au pays organisateur. Les Français et leur sélectionneur se disent respectueux, mais nullement...