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Actualités - Chronologie

L'OTAN poursuit sa planification militaire tous azimuts

L’OTAN a décidé de poursuivre sa planification militaire relative au conflit au Kosovo dans toutes les directions, sans écarter aucune option d’intervention armée, a indiqué un responsable de l’Alliance sous couvert d’anonymat. «On veut avoir des plans pour toutes les situations qui pourraient se présenter et être capable de répondre immédiatement à toute requête de la communauté internationale», a souligné ce responsable à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil permanent de l’OTAN (ambassadeurs). «Toutes les options d’intervention armée restent sur la table» et doivent être adaptées quotidiennement à la situation sur le terrain qui reste «changeante», a-t-il précisé. «Si l’OTAN doit agir demain, elle peut le faire», a aussi assuré ce responsable, en estimant cependant nécessaire, dans l’hypothèse de l’application d’un cessez-le-feu, de savoir au préalable le type d’accord qui serait conclu. «S’agira-t-il d’un accord à la Dayton (nom de l’accord de paix signé en 1995 pour la Bosnie), et avec quels engagements?», s’est-il demandé. «Nos plans sont désormais suffisamment avancés pour être crédibles», a estimé ce responsable. Selon des diplomates, la planification militaire entamée par l’OTAN fin mai couvre aujourd’hui quatre grandes catégories d’intervention: 1) Exercices militaires et formation, dans le cadre du programme de coopération du Partenariat pour la paix. Cet engagement vise davantage à apporter un soutien à l’Albanie et à la Macédoine qu’à aider à une solution au Kosovo. Après une démonstration aérienne (80 avions) en juin dans le ciel albanais et macédonien, et l’escale de navires de l’OTAN ces jours-ci dans un port albanais, des manœuvres impliquant un millier d’hommes sont prévues fin août en Albanie, et d’autres courant septembre en Macédoine. Entrée en guerre 2) Mesures militaires dans les pays limitrophes du Kosovo, Albanie et Macédoine: — option lourde, avec beaucoup d’hommes, entre 7.000 et 20.000 militaires pour la seule Albanie, en fonction de la volonté ou non de rendre les frontières étanches. — option légère, avec moins de troupes, pour surveiller d’éventuels trafics, et aider à la stabilisation interne des pays concernés. 3) Emploi de l’arme aérienne. Toutes les options ci-dessous nécessitent au préalable la destruction des armes antiaériennes serbes, estiment les militaires. — brouillage des communications serbes. — création d’une zone d’exclusion aérienne sur le Kosovo ou au-delà. — création d’une zone d’exclusion pour les armes lourdes au Kosovo. — raids aériens dans toute la Yougoslavie sur des objectifs militaires serbes (centres de commandement, armes lourdes en position de tirs, etc). 4) Options terrestres: — option d’entrée en guerre pour imposer la paix à des belligérants sans leur accord préalable. Elle est militairement considérée comme la plus difficile, en raison d’un terrain montagneux et de l’absence d’infrastructures d’accueil. Elle serait en outre la plus dangereuse et nécessite, selon des estimations préliminaires des militaires, le recours à plusieurs centaines de milliers d’hommes. — application d’un accord de cessez-le-feu: si les deux parties sont signataires et acceptent une présence de l’OTAN, une force de 50.000 hommes, ouverte aux partenaires est-européens dont la Russie, serait nécessaire pour contrôler un cessez-le-feu. Dans l’hypothèse où un accord de paix accompagne un cessez-le-feu, cette force pourrait avoir des effectifs moindres, estiment les militaires.(AFP)
L’OTAN a décidé de poursuivre sa planification militaire relative au conflit au Kosovo dans toutes les directions, sans écarter aucune option d’intervention armée, a indiqué un responsable de l’Alliance sous couvert d’anonymat. «On veut avoir des plans pour toutes les situations qui pourraient se présenter et être capable de répondre immédiatement à toute requête de la communauté internationale», a souligné ce responsable à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil permanent de l’OTAN (ambassadeurs). «Toutes les options d’intervention armée restent sur la table» et doivent être adaptées quotidiennement à la situation sur le terrain qui reste «changeante», a-t-il précisé. «Si l’OTAN doit agir demain, elle peut le faire», a aussi assuré ce responsable, en estimant cependant nécessaire,...