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Actualités - Chronologie

L'Egypte entame aujourd'hui un dialogue stratégique avec les Etats-Unis

Le Caire et Washington entament vendredi un «vaste dialogue stratégique» sur l’avenir de leur coopération à l’occasion d’une nouvelle visite aux Etats-Unis du ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa. M. Moussa s’est rendu à Washington avec une dizaine de responsables de son département chargés des questions du nucléaire, du désarmement, de l’économie, du processus de paix au Proche-Orient, de l’Afrique, de l’environnment, de la culture, de l’éducation et du transfert de technologie, a-t-on appris de source officielle au Caire. «Durant une semaine, nous allons discuter en toute franchise de l’ensemble de nos divergences; ceci n’entraînera pas forcément une modification des positions des uns et des autres, mais permettra de mieux nous comprendre», a souligné M. Moussa avant son départ pour les Etats-Unis. Le ministre a précisé aux journalistes que ce dialogue commencerait vendredi par un entretien avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright. «Il y aura des rencontres entre chaque responsable égyptien et son homologue américain et nous aurons aussi des rencontres avec les hauts responsables américains et des membres du Congrès», a encore indiqué M. Moussa. «Le but de ce dialogue est de consolider nos relations et d’accroître la coordination entre l’Egypte et les Etats-Unis afin qu’elles dépassent le cadre du processus de paix et s’étendent aux multiples questions régionales et internationales d’intérêt commun», a pour sa part déclaré un haut responsable du ministère égyptien des Affaires étrangères. Il a souligné que les pourparlers visaient «à rapprocher les points de vue, notamment sur le Traité de prolifération nucléaire (TNP), l’élimination des armes de destruction massive de la région du Proche-Orient et les autres questions africaines». Le dossier économique Le Caire et Washington s’étaient opposés en avril 1995 sur le renouvellement du TNP qu’Israël refuse de signer. L’Egypte estime également que les Etats-Unis sont trop conciliants vis-à-vis d’Israël seul responsable à ses yeux du blocage du processus de paix. L’ambassadeur des Etats-Unis au Caire, M. Daniel Kurtzer, a qualifié le nouveau dialogue de «très important». «Cette nouvelle forme de dialogue permettra des rencontres égypto-américaines de haut niveau au moins une fois par an et de tenir des discussions périodiques pour un examen approfondi des questions d’intérêt commun», a-t-il déclaré à la presse. Evoquant le dossier économique, M. Moussa a souligné mercredi que le dialogue ne se limiterait pas à la question de l’aide américaine. «Il n’est pas juste que nous nous limitions, dans l’examen de nos relations économiques au cours des cinq ou dix prochaines années, au cadre de l’aide américaine à l’Egypte car l’économie égyptienne est en plein développement et va bientôt cesser de dépendre de l’aide étrangère», a-t-il estimé. M. Moussa avait annoncé fin juin que l’aide américaine annuelle à l’Egypte «sera sans doute réduite à partir de l’an prochain» d’environ 10%. Les Etats-Unis accordent à l’Egypte une aide de 2,1 milliards de dollars par an, dont 1,3 milliard d’aide militaire, depuis la signature des accords de paix de Camp David avec Israël en 1978. Une délégation conduite par le ministre égyptien de l’Economie Youssef Boutros-Ghali s’était rendue à Washington la semaine dernière pour examiner, précisément, le dossier de l’aide américaine. (AFP)
Le Caire et Washington entament vendredi un «vaste dialogue stratégique» sur l’avenir de leur coopération à l’occasion d’une nouvelle visite aux Etats-Unis du ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa. M. Moussa s’est rendu à Washington avec une dizaine de responsables de son département chargés des questions du nucléaire, du désarmement, de l’économie, du processus de paix au Proche-Orient, de l’Afrique, de l’environnment, de la culture, de l’éducation et du transfert de technologie, a-t-on appris de source officielle au Caire. «Durant une semaine, nous allons discuter en toute franchise de l’ensemble de nos divergences; ceci n’entraînera pas forcément une modification des positions des uns et des autres, mais permettra de mieux nous comprendre», a souligné M. Moussa avant son départ...