Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Chevardnadze demande une intervention internationale en Abkhazie

Le président géorgien Edouard Chevardnadzé a réclamé une intervention internationale pour faire cesser la purification ethnique que les séparatistes mettent en œuvre, selon lui, en Abkhazie. Le chef de l’Etat géorgien a dit qu’il tentait d’obtenir le soutien des Nations Unies à une possible intervention militaire dans la région. Il a ajouté dans son allocution radiophonique hebdomadaire qu’il avait aussi demandé la réunion d’urgence d’un sommet de la Communauté d’Etats indépendants (CEI). L’Abkhazie jouit d’une indépendance de fait, non reconnue par la communauté internationale, depuis la guerre séparatiste qui l’a opposée en 1992-93 à la Géorgie et dans laquelle 10.000 personnes ont péri. Edouard Chevardnadzé a expliqué qu’il cherchait à obtenir des dirigeants abkhazes qu’ils autorisent le retour de quelque 30.000 réfugiés géorgiens expulsés de la région par les combattants abkhazes lors de récents affrontements. La Russie a dit sans équivoque que les événements du mois dernier en Abkhazie, au cours desquels des séparatistes ont systématiquement incendié les maisons de civils géorgiens dans la zone de sécurité séparant la Géorgie de l’Abkhazie, relevaient de la purification ethnique, a poursuivi le président géorgien. «Les dirigeants russes ont exprimé une position radicale. Ils croient fermement que si la situation ne change pas rapidement, et bien sûr avec la participation de forces russes de maintien de la paix, cela relèvera du génocide et de la purification ethnique», selon M. Chevardnadzé. Solution militaire La Russie dispose d’une force d’interposition de 1.500 hommes dans la région, mais la Géorgie les a accusés de ne rien faire pour prévenir les attaques contre des civils dans la zone de sécurité. L’Abkhazie a expliqué qu’elle combattait des partisans géorgiens dans la région de Gali de la zone de sécurité. Certains responsables abkhazes n’ont cependant pas nié que certains incendies volontaires de maisons géorgiennes, dont des correspondants occidentaux ont été témoins, aient pu avoir lieu. Des responsables du ministère russe des Affaires étrangères ont déclaré la semaine dernière que si les Abkhazes continuaient de refuser aux réfugiés le droit de rentrer chez eux, cela pourrait être considéré comme de la purification ethnique. Edouard Chevardnadzé a indiqué que la Géorgie cherchait aussi à obtenir le soutien du Conseil de Sécurité et de pays occidentaux. «Si une telle opinion est aussi exprimée par les organisations internationales et par le Conseil de Sécurité de l’ONU, alors nous pourrions parler d’une solution militaire au problème», a-t-il dit sans autre précision. «La plupart des présidents de la CEI pensent que nous devons prendre des mesures immédiates pour le retour des réfugiés». Des discussions visant à permettre une rencontre entre Edouard Chevardnadzé et le dirigeant abkhaze Vlasislav Ardzinba ont échoué la semaine dernière à Moscou, la Géorgie accusant l’Abkhazie de fixer des conditions au retour des réfugiés. Les 30.000 réfugiés de fraîche date s’ajoutent aux 150.000 Géorgiens qui ont fui la région pendant la guerre de 1992-93 et dont l’Abkhazie a refusé le retour. Les Géorgiens représentaient autrefois près de la moitié de la population de l’Abkhazie, mais il n’en reste qu’une infime fraction. (Reuters).
Le président géorgien Edouard Chevardnadzé a réclamé une intervention internationale pour faire cesser la purification ethnique que les séparatistes mettent en œuvre, selon lui, en Abkhazie. Le chef de l’Etat géorgien a dit qu’il tentait d’obtenir le soutien des Nations Unies à une possible intervention militaire dans la région. Il a ajouté dans son allocution radiophonique hebdomadaire qu’il avait aussi demandé la réunion d’urgence d’un sommet de la Communauté d’Etats indépendants (CEI). L’Abkhazie jouit d’une indépendance de fait, non reconnue par la communauté internationale, depuis la guerre séparatiste qui l’a opposée en 1992-93 à la Géorgie et dans laquelle 10.000 personnes ont péri. Edouard Chevardnadzé a expliqué qu’il cherchait à obtenir des dirigeants abkhazes qu’ils autorisent...