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Actualités - Chronologie

Simple formalité pour la Yougoslavie face à l'Iran

La sélection de Yougoslavie, le «Brésilien de l’Europe», ne devrait logiquement faire qu’une bouchée, dimanche à Saint-Etienne, de l’Iran, qui s’est qualifié miraculeusement et ne parvient pas depuis à trouver les moyens de bien jouer dans la cour des grands. A Saint-Galmier (région stéphanoise), les Yougoslaves se sentent obligés de parler du respect dû à toute équipe du Mondial. Mais la décontraction et la sérénité affichées par tous, 48 heures avant ce matin, en disent long. A quelques dizaines de kilomètres de là, à Yssingeaux, les Iraniens, sélectionneur en tête, font grise mine. Jalal Talebi, tête basse, ne regarde jamais ses interlocuteurs. «Cela ne fait qu’un peu plus de trois semaines que j’ai pris cette équipe en main, c’est peu pour former un groupe compétitif», dit-il. Le successeur du Yougoslave Ivic est le quatrième entraîneur de l’Iran depuis le début de la phase éliminatoire... Autant dire que, après la qualification contre l’Australie en novembre, son équipe est loin d’être prête. Les Yougoslaves, outsiders de ce Mondial, ne devraient faire — sauf énorme surprise — qu’une bouchée du «petit» Iran. L’absence presque certaine du milieu de terrain Savicevic, encore mal remis d’une blessure et préservé pour affronter l’Allemagne le 21 juin à Lens, ne se fera très probablement pas sentir. Sur 22 sélectionnés, 18 évoluent dans les meilleurs clubs européens. Face à la Jamaïque complètement novice à ce niveau, la Croatie fera également son apparition en Coupe du monde, dimanche au stade Felix-Bollaert de Lens, (22h00 heure de Beyrouth), mais avec en son sein des joueurs auréolés d’un titre de champion du monde des moins de 20 ans acquis sous le maillot yougoslave. Les sélectionneurs, qui ont une grande expérience eux, se craignent mutuellement. René Simoes, le technicien brésilien de la Jamaïque ne le dit pas mais le montre, tandis que son homologue croate Miroslav Blazevic ne le montre pas mais ne manque pas une occasion de le dire. «Je les crains énormément», répète à l’envi Blazevic. «Folkloriques? C’est faux! Ils sont réalistes», s’emporte-t-il en soufflant, l’air terrifié: «J’ai très peur». Mais tous les entraînements sont largement ouverts au public et à la presse... De son côté, Simoes protège ses secrets tactiques comme il protégerait le secret de la vie éternelle. Ainsi, pas question pour les journalistes croates de pénétrer sur le terrain d’entraînement des Reggae Boyz. «Théoriquement, l’Argentine doit finir première, la Croatie deuxième, le Japon troisième et la Jamaïque quatrième. Mais nous ne croyons pas qu’à la théorie, nous croyons également au travail», prévient Simoes. Argentine-Japon Pour son premier match dans une phase finale de Coupe du monde, le Japon se verra confronté à une tâche ardue dimanche au Stadium de Toulouse (15h30 heure de Beyrouth), face à l’expérimentée Argentine, double championne du monde 1978 et 1986. La sélection nippone comptera sur les valeurs de courage et de volonté de ses joueurs pour s’opposer aux Argentins de Daniel Passarella, qui figurent parmi les principaux favoris et ont hérité d’un groupe facile avec trois nouveaux venus: Croatie, Jamaïque et Japon. «J’essaierai d’être courageux et agressif», a déclaré le gardien de but Yoshikatsu Kawaguchi, tandis que le défenseur et capitaine Masami Ihara parle de «garder (son) esprit au plus haut niveau». L’espoir secret des Japonais, dont le pays organisera le Mondial de 2002 conjointement avec la Corée du Sud, est de passer le premier tour pour atteindre les huitièmes de finale. Corée du Sud-Mexique En l’espace de quelques jours, la cote de la Corée du Sud a chuté sur le marché du Mondial, entraînant une hausse de celle du Mexique avant la confrontation entre ces deux nations, la première du groupe E, samedi (18h30 heure de Beyrouth) au stade de Gerland à Lyon. Le forfait de l’attaquant Hwang Sun-Hong, en délicatesse avec un genou depuis un match de préparation en Chine, avait porté un premier coup aux hommes de Cha Bum-Kun, réduisant l’espoir d’offrir à leur pays le premier succès pour sa quatrième participation à la Coupe du monde. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les Mexicains partiront favoris même si, de leur côté, peu d’informations ont filtré de leur camp d’entraînement que Manuel Lapuente a transformé en forteresse quasiment imprenable, même pour la presse de son pays. Ce sera alors l’occasion de vérifier si le groupe, amalgame de trentenaires tels Alberto Garcia Aspe, Jesus Ramon Ramirez et Luis Hernandez, et de jeunes tels Jeus Arellano et Salvador Carmona, est «très solide et uni» comme ne cesse de l’affirmer Lapuente et commence avec succès un Mondial dont l’objectif (très) ambitieux est le carré final, jamais atteint en dix précédentes tentatives.
La sélection de Yougoslavie, le «Brésilien de l’Europe», ne devrait logiquement faire qu’une bouchée, dimanche à Saint-Etienne, de l’Iran, qui s’est qualifié miraculeusement et ne parvient pas depuis à trouver les moyens de bien jouer dans la cour des grands. A Saint-Galmier (région stéphanoise), les Yougoslaves se sentent obligés de parler du respect dû à toute équipe du Mondial. Mais la décontraction et la sérénité affichées par tous, 48 heures avant ce matin, en disent long. A quelques dizaines de kilomètres de là, à Yssingeaux, les Iraniens, sélectionneur en tête, font grise mine. Jalal Talebi, tête basse, ne regarde jamais ses interlocuteurs. «Cela ne fait qu’un peu plus de trois semaines que j’ai pris cette équipe en main, c’est peu pour former un groupe compétitif», dit-il. Le successeur...