Malgré la chute du yen, la Chine n'a pas besoin de dévaluer
le 12 juin 1998 à 00h00
Les autorités de Pékin ne dévalueront pas le yuan, malgré la nervosité provoquée par la chute continue du yen, parce que cela n’est pas nécessaire pour que l’économie chinoise continue à afficher des performances très honorables, estiment des économistes. Les craintes d’une dévaluation prochaine de la devise chinoise reposant, selon ces économistes, sur une double méprise commise par ceux qui assimilent la Chine à ses voisins. En fait, la compétitivité de la Chine n’est pas gravement affectée par les dévaluations en Asie de l’est et son économie n’est pas dépendante des exportations. «Pour le dire simplement, les autorités chinoises ne dépendent pas des exportations comme moteur de croissance», explique Clive McDonnell, responsable de la recherche économique en Asie du nord chez SG Securities. Le courtier asiatique de la Société Générale a, d’ailleurs, publié jeudi un pronostic optimiste sur l’évolution de l’économie chinoise. La croissance du PNB serait de 7,8% cette année, très proche de l’objectif officiel de 8%, et repasserait au-dessus de ce seuil en 1999 et 2000. Annonçant des «surprises positives au second semestre», M. McDonnell estime que le pessimisme ambiant concernant la Chine vient d’une mauvaise lecture des indicateurs, qui conduit à sous-estimer l’impact positif des restructurations en cours. Ainsi, la hausse du chômage est une indication de la hausse de la productivité. Et la nouvelle politique de «privatisation» du logement public va stimuler fortement la demande intérieure, explique-t-il. Pour Andrew Freris, le patron de la recherche asiatique chez Bankamerica Asia Ltd, le renminbi (ou yuan) ne faiblira pas de manière sensible cette année et l’an prochain «non pas parce que les Chinois veulent aider le reste de l’Asie, mais parce qu’ils n’en ont pas besoin». Il rappelle que tous les cycles économiques en Chine ont été tirés par l’investissement et la consommation intérieure, pas par les exportations. «Le commerce extérieur en termes relatifs n’est pas important pour la Chine», dit-il. (AFP)
Les autorités de Pékin ne dévalueront pas le yuan, malgré la nervosité provoquée par la chute continue du yen, parce que cela n’est pas nécessaire pour que l’économie chinoise continue à afficher des performances très honorables, estiment des économistes. Les craintes d’une dévaluation prochaine de la devise chinoise reposant, selon ces économistes, sur une double méprise commise par ceux qui assimilent la Chine à ses voisins. En fait, la compétitivité de la Chine n’est pas gravement affectée par les dévaluations en Asie de l’est et son économie n’est pas dépendante des exportations. «Pour le dire simplement, les autorités chinoises ne dépendent pas des exportations comme moteur de croissance», explique Clive McDonnell, responsable de la recherche économique en Asie du nord chez SG Securities. Le...
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