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Actualités - Chronologie

Dans le sillage des européens Washington rétablit les sanctions contre la Serbie

Dans le sillage européen, les Etats-Unis ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi le rétablissement de sanctions économiques contre Belgrade en raison de la montée de la violence au Kosovo, et évoquaient l’hypothèse d’une intervention militaire de l’OTAN. Le porte-parole du département d’Etat, James Rubin, a annoncé que Washington avait décidé de geler à nouveau les investissements américains en Serbie et le gel des avoirs du gouvernement de la République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) aux Etats-Unis. Ces sanctions avaient été levées à la suite de l’engagement au dialogue du président yougoslave Slobodan Milosevic avec les représentants du Kosovo où les autorités serbes ont lancé des opérations militaires contre la population à majorité albanaise. «Les sanctions sont à nouveau en place», a déclaré M. Rubin, selon qui des «préparatifs militaires s’accélèrent à l’OTAN». Auparavant, M. Rubin avait qualifié la situation de «dangereuse» et indiqué qu’elle affectait «la sécurité en Europe». Les Etats-Unis «n’excluent pas une option militaire et travaillent activement avec leurs alliés de l’OTAN», avait indiqué le porte-parole. Réunis à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE), quelques heures auparavant, avaient décidé de geler les investissements de l’UE en Serbie et avaient confirmé le gel des avoirs du gouvernement de la RFY dans leurs pays. Le secrétaire américain à la Défense William Cohen a affirmé qu’aucune décision n’avait été prise concernant une éventuelle option militaire, ajoutant que ses homologues au sein de l’OTAN entendaient «avoir des discussions approfondies» sur la question cette semaine à Bruxelles. «Nous continuons à chercher une solution diplomatique. Je pense que personne ne met en doute le fait que ce serait la meilleure solution possible», a affirmé M. Cohen lors d’une conférence de presse. «Nous accélérons aussi l’examen par l’OTAN des options militaires souhaitables ou réalisables», a-t-il ajouté. La Grande-Bretagne a indiqué qu’elle envisageait demander au Conseil de Sécurité de l’ONU de voter une résolution en faveur d’une possible intervention. M. Cohen s’est toutefois refusé à dire si Washington voterait en faveur d’une motion autorisant «toutes les mesures nécessaires» pour enrayer la violence au Kosovo. «Nous continuons à avoir des entretiens avec les Britanniques, mais nous estimons qu’une opération militaire doit être considérée par l’OTAN même», a affirmé M. Cohen. Les Etats-Unis doivent envisager une action militaire au cas où les massacres continueraient au Kosovo, a affirmé pour sa part lundi le chef de la majorité républicaine au Sénat, Trent Lott. Qualifiant la crise actuelle au Kosovo de «nettoyage ethnique», le sénateur du Mississippi a estimé que le gouvernement américain devait lancer un avertissement clair à la Serbie lui intimant de cesser «le massacre». Washington doit également clairement faire savoir à Belgrade que les sanctions seront renforcées et que «si vous n’arrêterez pas, nous prendrons des mesures agressives pour vous arrêter». Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Tom Daschle, a lui aussi envisagé une opération militaire, à la condition qu’elle soit internationale. Par ailleurs, selon le conseiller du président Clinton pour les affaires de sécurité nationale, Sandy Berger, l’ambassadeur américain en Macédoine, Chris Hill, est parvenu à un accord avec M. Milosevic, au terme duquel des diplomates occidentaux seront autorisés à se rendre au Kosovo pour y examiner la situation. (AFP - Reuters)
Dans le sillage européen, les Etats-Unis ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi le rétablissement de sanctions économiques contre Belgrade en raison de la montée de la violence au Kosovo, et évoquaient l’hypothèse d’une intervention militaire de l’OTAN. Le porte-parole du département d’Etat, James Rubin, a annoncé que Washington avait décidé de geler à nouveau les investissements américains en Serbie et le gel des avoirs du gouvernement de la République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) aux Etats-Unis. Ces sanctions avaient été levées à la suite de l’engagement au dialogue du président yougoslave Slobodan Milosevic avec les représentants du Kosovo où les autorités serbes ont lancé des opérations militaires contre la population à majorité albanaise. «Les sanctions sont à...