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Actualités - Communiques Et Declarations

L'association pour la démocratie note des anomalies

L’«Association libanaise pour la démocratie des élections» a publié un communiqué constatant que, «malgré quelques améliorations depuis les dernières élections législatives de 1996 au niveau de la neutralité des forces de l’ordre et des préparations administratives, certaines pratiques continuent à susciter l’inquiétude avant et pendant le scrutin». Elle a fait état de menaces de licenciement pour les employés et d’achats de voix. La présence d’agents des FSI dans les bureaux de vote a également été notée, ainsi que le parti pris de certains médias audiovisuels en faveur de listes ou des concurrents particuliers, occultant, contrairement aux dispositions de la loi, le point de vue de la partie adverse. Après avoir constaté des pratiques non démocratiques à Beyrouth contre des employés d’une compagnie publique (on leur a demandé de transporter des électeurs dans leurs voitures), contre des candidats de la «Liste de Beyrouth» (opposition), et contre certains citoyens qu’on a empêchés de rectifier des erreurs sur les listes électorales, l’Association a relevé certaines anomalies: — Au centre des Frères (Medawar): on a empêché des électeurs de voter pour les municipales sous prétexte que les listes des candidats n’étaient pas toutes représentées par des délégués. — Dans des bureaux de vote, les élections n’ont commencé qu’à dix heures parce que les urnes et les listes n’étaient pas encore disponibles. A l’USJ également, le scrutin n’a débuté que vers dix heures à cause de l’absence de certains délégués. Des retards dus à diverses raisons et la présence des forces de l’ordre dans les bureaux de vote ont été observés dans plusieurs endroits. — Ailleurs, les isoloirs ne contenaient pas une liste des différents candidats. — Au centre de Amiliyé (Mazraa), l’entrée était interdite pour certains électeurs, et les délégués d’une liste étaient soumis à des harcèlements. — A l’Ecole secondaire publique «Laure Moghaizel» (Achrafieh), le délégué d’un parti retire de force des listes de la main de certains électeurs, et leur en impose d’autres. — Dans certains bureaux, des erreurs dans les listes d’électeurs ont empêché certaines personnes de voter, et dans d’autres, les listes étaient absentes. Des anomalies ont également été notées au Liban-Sud et à Nabatiyeh avant les élections. Des abus de pouvoir divers et des pressions ont été exercées sur des électeurs: menaces de licenciement, distribution de nourriture et paiements, propagande pour une liste donnée lors d’événements populaires... Lors du scrutin, et à l’instar de Beyrouth, la présence des FSI a été observée dans plusieurs bureaux de vote, des erreurs dans les listes d’électeurs ont empêché certains de voter, des bureaux n’avaient pas les conditions minimum pour le bon déroulement du vote, notamment l’absence d’isoloirs dignes de ce nom et un chaos indescriptible. Par ailleurs, des altercations ont eu lieu à certains endroits, aboutissant à l’arrestation d’électeurs. A Zawtar (Nabatiyeh), les FSI ont quitté la porte d’un bureau de vote, laissant les citoyens entrer et sortir sans aucune surveillance. A Zoueitiny (Saïda), les urnes sont arrivées à bord d’un véhicule appartenant à une compagnie à caractère public. Dans certains bureaux, la liste des noms des différents candidats ne se trouvait pas derrière les isoloirs.
L’«Association libanaise pour la démocratie des élections» a publié un communiqué constatant que, «malgré quelques améliorations depuis les dernières élections législatives de 1996 au niveau de la neutralité des forces de l’ordre et des préparations administratives, certaines pratiques continuent à susciter l’inquiétude avant et pendant le scrutin». Elle a fait état de menaces de licenciement pour les employés et d’achats de voix. La présence d’agents des FSI dans les bureaux de vote a également été notée, ainsi que le parti pris de certains médias audiovisuels en faveur de listes ou des concurrents particuliers, occultant, contrairement aux dispositions de la loi, le point de vue de la partie adverse. Après avoir constaté des pratiques non démocratiques à Beyrouth contre des employés d’une...