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Actualités - Chronologie

Volkswagen construira désormais des voitures du peuple et des Rollys-Royce (photo)

Après sept mois d’un feuilleton à rebondissements, le constructeur automobile allemand Volkswagen a reçu vendredi le feu vert des actionnaires du groupe Vickers pour racheter les voitures Rolls-Royce, symbole du luxe britannique promis dans un premier temps à BMW. La vente de Rolls-Royce marque le passage sous contrôle étranger du dernier grand constructeur automobile encore détenu par des capitaux britanniques. La décision des actionnaires de Vickers met aussi un terme à une bataille acrimonieuse entre Volkswagen et BMW. BMW a aussitôt accepté sa défaite, mais réaffirmé qu’il cesserait, en représailles, de fournir à Rolls-Royce les moteurs de ses derniers modèles lancés en mars. «En tant que société-mère, Volkswagen va apporter à Rolls-Royce Motor Cars une compétence technologique, des ressources, un savoir-faire commercial et une implantation mondiale comparables à BMW», s’est réjoui le président de Vickers Colin Chandler. Volkswagen s’est félicité du vote intervenu vendredi, mais a préféré s’abstenir de tout autre commentaire, en attendant la prise effective de contrôle prévue début juillet. Volkswagen, premier constructeur européen, était donné largement favori puisqu’il offrait 90 millions de livres (145 millions de dollars) de plus que BMW, soit un total de 430 millions de livres (700 millions de dollars). En surenchérissant de la sorte début mai, VW avait obtenu le soutien de la direction de Vickers qui avait pourtant conclu un accord ferme avec BMW. Jeudi, Volkswagen avait voulu mettre tous les atouts de son côté en s’engageant, s’il remportait Rolls-Royce, à racheter de surcroît une autre filiale de Vickers, le fabricant de moteurs Cosworth, pour 120 millions de livres (200 millions de dollars). Cosworth, connu pour ses moteurs de Formule 1, devrait lui permettre de remplacer les moteurs dont BMW veut priver Rolls-Royce. L’assemblée générale extraordinaire de Vickers s’est déroulée dans une ambiance houleuse, plusieurs petits actionnaires en profitant pour exprimer une dernière fois leur mécontentement devant la vente à un étranger de ce joyau de l’industrie britannique. Volkswagen a également surmonté l’opposition de Rolls-Royce plc, le constructeur de moteurs d’avions, séparé de sa branche automobile depuis le début des années 1970 mais qui a gardé la propriété du nom et a tenté de jouer de son influence en faveur de BMW. Le fabricant allemand de la «voiture du peuple» a promis d’investir lourdement dans Rolls-Royce pour développer la gamme, et passer d’une production de moins de 2.000 exemplaires par an à plus de 10.000. Vickers, qui veut se concentrer uniquement sur la construction de matériel militaire, avait annoncé en octobre dernier la mise en vente de Rolls-Royce. Le groupe avait dès le départ estimé que Rolls-Royce devait désormais faire partie d’un grand groupe automobile disposant des ressources à la fois financières et technologiques pour assurer l’avenir du prestigieux constructeur. Rolls-Royce rejoint une longue liste de prestigieux noms britanniques désormais détenus par des étrangers, tels que Jaguar (acquis par Ford), Rover (BMW), le magasin Harrod’s (Mohammed al-Fayed) ou encore la maison d’enchères Christie’s, récemment achetée par l’homme d’affaires français François Pinault. (AFP)
Après sept mois d’un feuilleton à rebondissements, le constructeur automobile allemand Volkswagen a reçu vendredi le feu vert des actionnaires du groupe Vickers pour racheter les voitures Rolls-Royce, symbole du luxe britannique promis dans un premier temps à BMW. La vente de Rolls-Royce marque le passage sous contrôle étranger du dernier grand constructeur automobile encore détenu par des capitaux britanniques. La décision des actionnaires de Vickers met aussi un terme à une bataille acrimonieuse entre Volkswagen et BMW. BMW a aussitôt accepté sa défaite, mais réaffirmé qu’il cesserait, en représailles, de fournir à Rolls-Royce les moteurs de ses derniers modèles lancés en mars. «En tant que société-mère, Volkswagen va apporter à Rolls-Royce Motor Cars une compétence technologique, des ressources, un...