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Actualités - Analyse

Intensification des efforts diplomatiques en vue d'un sommet arabe

En marge du conseil de préparation au congrès de Palerme qui a groupé à Beyrouth autour d’Ismat Abdel Maguid les ministres des A.E. arabes et autres délégués — neuf au total —, il a beaucoup été question du projet de sommet que Abdallah d’Arabie Séoudite était venu il y a peu discuter avec les Syriens. Les ministres réunis à Beyrouth se sont déclarés d’accord pour estimer qu’un sommet arabe est nécessaire pour faire front commun face à Netanyahu qui, par ses provocations, est en train de faire sauter la paix et de relancer la région dans un cycle de vive tension voire de violence. Cependant, une source diplomatique arabe note que «les ministres arabes ont examiné à la loupe le projet de sommet, pour en déterminer le taux d’opportunité. Ils ont axé leur analyse commune sur les trois points suivants: — Nécessité évidente de bien définir les raisons, les mobiles comme les objectifs d’une telle rencontre arabe au sommet. Comme Farouk Kaddoumi le Palestinien l’a souligné, il s’agit de savoir mais aussi de dire clairement ce que nous attendons du sommet, pour qu’il ne se résume pas à une réunion sans but véritable, sans travaux effectifs et sans suivi. Autrement dit pour que l’on ne se contente pas encore une fois de faire des phrases. Le processus étant bloqué, les négociations arrêtées depuis plus de deux ans, il est important pour les Arabes de se retrouver pour faire le point mais surtout pour se mobiliser ensemble au service de leurs intérêts comme de leurs droits. Il faut qu’ils adoptent une position aussi ferme qu’unie pour être en mesure d’influer sur les grandes puissances qui à leur tour se décideraient à exercer enfin de véritables pressions, nécessairement assorties de menaces de sanctions, sur Israël pour l’empêcher de tourner en rond. Il s’agit surtout de faire comprendre aux Etats-Unis que leurs hésitations ne sont plus de mise, qu’ils doivent mettre leurs actes en accord avec leurs principes, jouer un rôle de médiateur actif autant qu’impartial. On doit leur faire réaliser que pour sauver leur processus il est temps qu’ils cessent de se laisser bafouer et rebuter par Netanyahu. Aujourd’hui, c’est ce dernier qui, avec le puissant soutien du lobby sioniste, parvient à exercer des pressions sur Washington et non le contraire comme cela devrait être. Il faut donc que nous autres Arabes nous agissions pour rétablir les justes équations. Le sommet est donc indispensable et il doit être pour nous l’occasion d’examiner tout dossier sous l’angle de cette question capitale: où en est aujourd’hui dans le monde comme dans la région l’intérêt arabe? — Partant de là, il est évident que le sommet ne peut être utile que s’il s’accompagne de vraies réconciliations politiques entre parties arabes opposées ou brouillées. Les barrières doivent tomber et un pays aussi important que l’Irak ne doit plus être exclu, le Koweit devant comprendre qu’il est temps de tourner la page, la nécessité de l’union arabe primant tout pour le moment. — Aussi faut-il que le sommet soit élargi, pour faire de l’effet. La rencontre restreinte pour laquelle plaident certains est certes plus commode à organiser mais ne peut pas avoir d’impact sur les Etats-Unis et sur l’Europe, que l’on veut mettre en branle aux fins de pressions efficaces sur Israël. Seule une mobilisation arabe généralisée peut impressionner les Occidentaux qui prendraient alors peur pour leurs intérêts, si importants, dans l’ensemble du monde arabe voire islamique. Il est inutile de souligner à ce propos que ce sont les pays riches du Golfe qui ont le plus l’oreille de Washington et il est indispensable qu’ils soient tous mis à contribution dans l’effort arabe commun qui est envisagé. Ceci étant, il n’est pas interdit qu’après le sommet élargi les pays limitrophes d’Israël — la Jordanie, Gaza, le Liban, la Syrie, l’Egypte mais aussi l’Arabie Séoudite qui est de l’autre côté de la Mer Rouge — se réunissent entre eux, pour renforcer les résolutions prises. Ils y seraient du reste aidés par l’actuel rapprochement que l’on observe entre le Royaume wahabite et l’Iran». Tout ceci est bien beau, mais un détail très simple révèle combien les Arabes ont tendance à se disputer plutôt qu’à s’accorder: concernant le sommet envisagé, ils n’arrivent pas à s’entendre sur le lieu où il devrait se tenir. Certains proposent Damas, d’autres Ryad ou encore Le Caire. Et, désabusé, l’un des ministres arabes réunis à Beyrouth de reconnaître que «la tenue d’un sommet élargi est probablement hors de portée, trop de divergences étant à régler. Il faudra donc se rabattre probablement sur un sommet restreint…» et bonjour l’union.
En marge du conseil de préparation au congrès de Palerme qui a groupé à Beyrouth autour d’Ismat Abdel Maguid les ministres des A.E. arabes et autres délégués — neuf au total —, il a beaucoup été question du projet de sommet que Abdallah d’Arabie Séoudite était venu il y a peu discuter avec les Syriens. Les ministres réunis à Beyrouth se sont déclarés d’accord pour estimer qu’un sommet arabe est nécessaire pour faire front commun face à Netanyahu qui, par ses provocations, est en train de faire sauter la paix et de relancer la région dans un cycle de vive tension voire de violence. Cependant, une source diplomatique arabe note que «les ministres arabes ont examiné à la loupe le projet de sommet, pour en déterminer le taux d’opportunité. Ils ont axé leur analyse commune sur les trois points...