Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Indonésie : accueil favorable aux réformes promises par Habibie

Les réformes annoncées par le nouveau président indonésien Jusuf Habibie ont été généralement accueillies comme un pas dans la bonne direction, mais les critiques soulignent mardi que des éclaircissements et des précisions sont nécessaires. «C’est bien joué, a estimé Mochtar Buchori, un commentateur politique respecté, le président Habibie a pu faire passer le message qu’il était décidé à faire des réformes». Mais, fait-il toutefois remarquer, la question de la légitimité du président Habibie reste posée et il «lui reste encore beaucoup à faire pour montrer et renforcer le sentiment que lui et son gouvernement respectent la démocratie». Le président Habibie, 61 ans, qui a succédé jeudi à M. Suharto contraint à démissionner après 32 ans de pouvoir absolu, a promis de mettre en œuvre le chantier permettant l’élaboration de nouvelles lois électorales et politiques afin d’organiser des élections «aussitôt que possible». Il a également libéré deux des prisonniers politiques les plus connus, un dirigeant d’un parti politique musulman et le créateur du syndicalisme indépendant en Indonésie. «C’est un bon début», commente le journaliste et écrivain Gunawan Muhamad, membre fondateur du Conseil du peuple pour les réformes, qui ajoute cependant immédiatement, «mais ce n’est pas assez». Pour lui, comme pour beaucoup d’autres commentateurs politiques mardi, le gouvernement aurait dû s’engager et donner une date limite pour la tenue des élections promises. «Cela aurait au moins donné, y compris aux investisseurs étrangers, un sens d’engagement, et fait disparaître une incertitude», a ajouté M. Gunawan qui a également fait remarquer qu’il y avait encore «beaucoup de détenus innocents» à libérer. Un membre de la Commission nationale pour les droits de l’homme (gouvernementale), Asmara Nababan, estime, lui aussi, que le gouvernement aurait dû fixer un calendrier pour les élections anticipées promises. (AFP- Reteurs)
Les réformes annoncées par le nouveau président indonésien Jusuf Habibie ont été généralement accueillies comme un pas dans la bonne direction, mais les critiques soulignent mardi que des éclaircissements et des précisions sont nécessaires. «C’est bien joué, a estimé Mochtar Buchori, un commentateur politique respecté, le président Habibie a pu faire passer le message qu’il était décidé à faire des réformes». Mais, fait-il toutefois remarquer, la question de la légitimité du président Habibie reste posée et il «lui reste encore beaucoup à faire pour montrer et renforcer le sentiment que lui et son gouvernement respectent la démocratie». Le président Habibie, 61 ans, qui a succédé jeudi à M. Suharto contraint à démissionner après 32 ans de pouvoir absolu, a promis de mettre en œuvre le chantier...