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Actualités - Chronologie

Arafat aurait renoncé à négocier l'étendu du retrait israélien en 1995

Le président palestinien Yasser Arafat a renoncé en 1995 à négocier l’étendue des retraits israéliens de Cisjordanie, en échange de l’ouverture d’une station de la police palestinienne à Hébron, selon un livre d’un ancien négociateur israélien, dont des extraits ont été publiés dimanche par la presse locale. M. Uri Savir, ancien directeur général du ministère des Affaires étrangères, affirme dans ses mémoires qu’en 1995, le premier ministre israélien de l’époque Yitzhak Rabin était disposé à céder aux Palestiniens jusqu’à 50% de la Cisjordanie et ceci avant le début des négociations sur le statut final des territoires occupés. Mais Rabin, assassiné fin 1995 par un extrémiste juif, ne voulait pas révéler aux Palestiniens le pourcentage exact des retraits auxquels il était prêt à procéder, pour ne pas renforcer la position de l’Autorité palestinienne dans les pourparlers alors en cours dans la ville balnéaire de Taba, en Egypte, selon M. Savir. Fidèles à cette tactique, les négociateurs israéliens ont proposé à leur homologues palestiniens en août 1995 un retrait en trois étapes échelonné sur 18 mois, «sans définir l’étendue du territoire qui serait évacué lors de chaque phase». «Nous avons présenté cette proposition à Arafat et il l’a acceptée, à la grande surprise de la délégation palestinienne», écrit M. Savir. Il explique la décision de M. Arafat par sa volonté de rallier l’opinion publique palestinienne en obtenant l’accord d’Israël pour l’ouverture d’une station de la police palestinienne dans la ville de Hébron en Cisjordanie, appelée à devenir partiellement autonome, quitte à lâcher du lest sur la question des futurs redéploiements de l’armée israélienne. «Il a décidé de se battre sur la question de Hébron (...) et exigé qu’on y autorise l’ouverture d’une station de la police palestinienne», affirme M. Savir. Flairant l’occasion inattendue d’éviter de discuter de l’étendue des trois retraits intérimaires, le ministre israélien des Affaires étrangères de l’époque, Shimon Peres, qui présidait la délégation de son pays, s’est immédiatement rendu à Jérusalem pour examiner la proposition de M. Arafat avec Rabin et les responsables militaires. Les militaires se sont opposés à l’offre de M. Arafat en invoquant des raisons de sécurité et une possible opposition des quelque 400 colons juifs vivant à Hébron. M. Peres a alors laissé exploser sa colère. «J’en ai assez de vos craintes de ce que les colons pourraient dire. Quel culot! Vous voulez que les 150.000 Arabes de Hébron demeurent les otages des 400 juifs», a-t-il lancé selon M. Savir. Rabin a fini par donner son feu vert et l’accord signé en septembre 1995 laissait Israël libre de définir l’étendue des retraits militaires de Cisjordanie à effectuer pendant la période intérimaire. Le déblocage du processus de paix israélo-palestinien bute aujourd’hui sur cette question, l’actuel gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu étant opposé à un retrait supérieur à 9% de la superficie de Cisjordanie, alors que les Etats-Unis cherchent un compromis à 13%. (AFP)
Le président palestinien Yasser Arafat a renoncé en 1995 à négocier l’étendue des retraits israéliens de Cisjordanie, en échange de l’ouverture d’une station de la police palestinienne à Hébron, selon un livre d’un ancien négociateur israélien, dont des extraits ont été publiés dimanche par la presse locale. M. Uri Savir, ancien directeur général du ministère des Affaires étrangères, affirme dans ses mémoires qu’en 1995, le premier ministre israélien de l’époque Yitzhak Rabin était disposé à céder aux Palestiniens jusqu’à 50% de la Cisjordanie et ceci avant le début des négociations sur le statut final des territoires occupés. Mais Rabin, assassiné fin 1995 par un extrémiste juif, ne voulait pas révéler aux Palestiniens le pourcentage exact des retraits auxquels il était prêt à...