Vingt-deux personnes ont été égorgées au cours d’un massacre commis dans la nuit de lundi à mardi dans l’Oranais, dans l’ouest de l’Algérie. Les 22 personnes ont été tuées «lâchement», terme des autorités pour signifier qu’elles ont été égorgées, précise un communiqué des forces de sécurité algériennes lu à la radio nationale. Le massacre, imputé aux islamistes armés, s’est produit dans le village de Raïs el-Aïn, près de la route reliant Oran aux régions d’Arzew et Bettioua, à environ 350 kilomètres d’Alger. Les forces de sécurité ne précisent pas si les victimes sont des civils, des miliciens pro-gouvernementaux ou des membres des familles des hommes de la sécurité. Des recherches ont été lancées dans la région. La tuerie de Raïs el-Aïn s’ajoute à la longue liste des massacres qui ont fait plus de 1.400 morts ces cinq derniers mois en Algérie, dont on ignore, pour la majorité, les véritables responsables. Les organisations de défense des droits de l’homme réclament l’ouverture d’une enquête internationale mais Alger s’y refuse. «Le tueur et la victime sont désormais sans identité. De nombreuses parties sont impliquées dans les massacres. Il existe une violence aveugle dont les victimes deviennent de simples chiffres», déclare Abdelhamid Mehri, ancien dirigeant du FLN, dans une interview au quotidien arabophone «al-Hayat». Anouar Haddam, l’un des porte-parole du Front islamique du salut à l’étranger, a exhorté mardi le gouvernement algérien à ouvrir des négociations avec le FIS et à autoriser une enquête sur son territoire en vue de rétablir la paix civile. L’Armée islamique du salut (AIS), bras armé du FIS, a décrété une trêve unilatérale il y a près de sept mois. Anouar Haddam attend du gouvernement qu’il entérine officiellement ce cessez-le-feu afin de préparer le terrain à des pourparlers. «Le FIS exhorte le régime à accepter la trêve par le biais d’une déclaration officielle, à autoriser une enquête indépendante, nationale ou internationale, sur les massacres et à entamer des négociations officielles avec les dirigeants du FIS», a souligné Haddam. Des intégristes tués Par ailleurs, plus d’une dizaine d’islamistes armés ont été tués ces derniers jours lors d’opérations de l’armée à Alger, en Kabylie et dans le sud-ouest du pays, rapportent mardi plusieurs quotidiens privés. A Alger, un adjoint de Hocine Flicha, un des chefs du Groupe islamique armé (GIA) dans la capitale, Smaïn Drif, dit «Brummer» a été tué lundi dans la Casbah (vieille ville), rapporte Liberté. Un autre membre d’un groupe armé a été tué dans la forêt de Baïnem, qui jouxte Alger et un autre à Thénia, à l’est de la capitale. Cinq autres islamistes armés, suspectés d’avoir participé la semaine dernière au massacre de huit villageois, ont été tués dans la région de Médéa (sud d’Alger) lors d’une opération militaire. Deux autres islamistes armés ont été tués à Hammam Righa, dans la région d’Aïn Defla (sud-ouest). (Reuters, AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vingt-deux personnes ont été égorgées au cours d’un massacre commis dans la nuit de lundi à mardi dans l’Oranais, dans l’ouest de l’Algérie. Les 22 personnes ont été tuées «lâchement», terme des autorités pour signifier qu’elles ont été égorgées, précise un communiqué des forces de sécurité algériennes lu à la radio nationale. Le massacre, imputé aux islamistes armés, s’est produit dans le village de Raïs el-Aïn, près de la route reliant Oran aux régions d’Arzew et Bettioua, à environ 350 kilomètres d’Alger. Les forces de sécurité ne précisent pas si les victimes sont des civils, des miliciens pro-gouvernementaux ou des membres des familles des hommes de la sécurité. Des recherches ont été lancées dans la région. La tuerie de Raïs el-Aïn s’ajoute à la longue liste des...