Des hommes politiques islamistes rivaux de l’ex-premier ministre Necmettin Erbakan ont créé un nouveau parti hier, a annoncé l’agence Anatolie. «Notre parti recherchera le soutien des électeurs conservateurs», a déclaré à l’agence Durmus Ali Eker, président du Parti de Ma Turquie (Turkiyem Partisi), nouvellement formé. «Les fondateurs de cette nouvelle formation sont des personnalités qui s’opposaient à la manière plutôt modérée dont M. Erbakan cherchait à promouvoir l’islam politique» au sein du parti aujourd’hui dissous de la Prospérité (Refah), a estimé un analyste, Dogan Akin. Le Refah a été dissous au début de l’année par la Cour constitutionnelle, pour avoir agi contre le régime laïc. La Cour a également interdit de politique M. Erbakan et cinq de ses collaborateurs pour cinq ans. Un total de 142 députés, sur les 147 que comptait le Refah, ont rejoint le parti de la Vertu (Fazilet), lancé par des amis de M. Erbakan, juste avant la dissolution du Refah. Le Fazilet est aujourd’hui le premier parti en sièges au parlement, comme l’était le Refah avant lui. M. Akin a indiqué que quatre anciens députés du Refah qui n’ont pas rejoint le Fazilet devraient rejoindre le parti de Ma Turquie. «Le nouveau parti est susceptible de diviser le mouvement islamiste turc, même s’il est plus faible que le Fazilet qui est soutenu par M. Erbakan», a-t-il estimé. M. Erbakan était devenu le premier ministre islamiste de Turquie en juin 1996 mais il avait dû démissionner un an plus tard sous la pression des militaires, hostiles à la présence d’islamistes au pouvoir. (AFP-REUTERS)
Des hommes politiques islamistes rivaux de l’ex-premier ministre Necmettin Erbakan ont créé un nouveau parti hier, a annoncé l’agence Anatolie. «Notre parti recherchera le soutien des électeurs conservateurs», a déclaré à l’agence Durmus Ali Eker, président du Parti de Ma Turquie (Turkiyem Partisi), nouvellement formé. «Les fondateurs de cette nouvelle formation sont des personnalités qui s’opposaient à la manière plutôt modérée dont M. Erbakan cherchait à promouvoir l’islam politique» au sein du parti aujourd’hui dissous de la Prospérité (Refah), a estimé un analyste, Dogan Akin. Le Refah a été dissous au début de l’année par la Cour constitutionnelle, pour avoir agi contre le régime laïc. La Cour a également interdit de politique M. Erbakan et cinq de ses collaborateurs pour cinq ans. Un...
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